Google et ses partenaires ont perturbé l’infrastructure de commande et de contrôle du botnet XCPE, qui visait surtout des boîtiers Android TV. Cette coupure a interrompu les communications du réseau ; le code malveillant, intégré au micrologiciel des appareils, relève d’un problème distinct.

La coupure visait les communications du botnet

L’opération a été menée avec la police japonaise et des partenaires en cybersécurité. Google a attribué la campagne à Videostrong Technology Co. et indiqué avoir rompu ses liens avec le fabricant, auquel il a interdit de produire des appareils équipés d’applications Google préinstallées.

Les appareils infectés étaient principalement des boîtiers Android TV. D’autres appareils connectés sous Android, notamment des équipements de télésanté, des machines de karaoké et des panneaux d’affichage numérique, ont aussi été touchés.

Le décompte de TrendAI porte sur 206 modèles

Cybersecurity ASEAN rapporte que TrendAI a recensé 1 472 554 appareils infectés sur 206 modèles entre juin et octobre 2026. Ce décompte précise l’ampleur de la campagne et la diversité des appareils concernés.

Play Protect ne confirme pas le nettoyage d’un boîtier

Cybersecurity ASEAN rapporte que Google a conseillé aux utilisateurs de vérifier que Play Protect est activé et de choisir des boîtiers provenant de fabricants réputés. Le même article attribue à TrendAI le constat que l’implant, installé comme application système et signé avec une clé du fabricant, désactivait Play Protect et ne pouvait pas être supprimé par les utilisateurs.

Vérifier le réglage de Play Protect reste une précaution, pas une confirmation qu’un appareil infecté a été nettoyé.