GoDaddy, Infoblox, Google et Cloudflare présentent avec l’Infocomm Media Development Authority de Singapour (IMDA) Chain of Trust, une architecture de référence pour les transactions entre agents d’IA. À GovWare 2026, qui se tient du 13 au 15 octobre, le projet met en scène l’achat simulé d’un vol de Madrid à Singapour : quatre agents se découvrent et se contrôlent, tandis qu’une personne approuve l’achat. Stripe fonctionne en mode test et aucun fonds réel ne change de mains. Le site officiel et l’étude de cas technique décrivent un prototype précoce, pas un service de paiement largement déployé.

Quatre agents, quatre rôles distincts

L’essai répartit la transaction entre un agent acheteur, un agent vendeur, un service d’approbation et un vérificateur indépendant. Ils fonctionnent sur trois fournisseurs de cloud et quatre domaines, sans plateforme commune ni accord préalable entre l’acheteur et le vendeur.

L’agent acheteur recherche le vendeur, vérifie ses informations et rassemble des devis signés. Le service d’approbation émet les mandats qui encadrent l’achat. Le vendeur contrôle ces autorisations avant d’accepter la demande, puis le vérificateur rejoue les contrôles à partir des registres publiés et de la chaîne de mandats. La personne reste distincte des quatre agents : c’est elle qui donne son accord avec une passkey, une clé d’accès liée à son appareil ou à son compte.

Du vendeur découvert au paiement simulé

La découverte s’appuie notamment sur DNS, le système qui associe des noms de domaine à des services. A2A sert aux échanges entre agents, MCP relie l’assistant de la personne à l’agent acheteur et UCP transporte les informations commerciales et la demande de finalisation de l’achat.

L’agent acheteur a effectué quatorze vérifications du vendeur. Après l’accord humain et l’émission des mandats, il a transmis une demande de finalisation signée. Le vendeur a alors exécuté dix contrôles avant le paiement. Stripe a traité cette étape en mode test; la transaction simulée n’a transféré aucun argent réel.

Des mandats qui bornent l’autorité

Chain of Trust teste les transactions entre agents IA

Dans l’essai, l’approbation humaine ne se résume pas à un feu vert général. Le mandat de commande est limité à un vendeur et à un achat précis; le mandat de paiement fixe un bénéficiaire et un montant. Les mandats sont signés, associés à la clé de l’agent acheteur et limités dans le temps. L’agent acheteur ne peut pas les émettre lui-même.

La personne peut arrêter l’agent ou annuler une approbation; le vendeur vérifie le statut du mandat auprès du service d’approbation. L’opérateur peut aussi retirer la clé d’un agent ou supprimer son enregistrement DNS. Ce sont les mécanismes décrits pour cette architecture de référence par l’étude de cas officielle.

Ce que les contrôles et les registres établissent

Le cas d’étude rapporte que les demandes falsifiées et altérées testées ont été refusées et qu’aucune n’a entraîné de paiement. Ce résultat concerne les scénarios essayés dans le prototype.

Chaque participant tient un registre chaîné par hachage, avec des points de contrôle signés inscrits dans un journal SCITT. Un tel journal permet d’établir qu’un enregistrement existait sans modification à un moment donné; il ne valide pas la véracité de son contenu. Les registres étaient publics dans la démonstration à titre d’illustration. Pour un usage commercial, le projet prévoit que les participants les gardent privés et donnent accès aux vérificateurs qu’ils choisissent.