Peu importe le temps passé devant l'écran, il y aura toujours quelque chose qui échappe à notre radar, et je dois admettre que c'est ce qui m'est arrivé avec Squoosh. Son lancement remonte à novembre 2018, et depuis, il propose un moyen rapide et simple de compresser des images dans le navigateur. La meilleure partie ? Il prend en charge plusieurs formats, et l'image ne finit jamais sur un serveur : toute la compression est effectuée localement, sur notre machine.

La situation idéale pour toute image est de conserver sa résolution d'origine sans sacrifier la qualité ni recourir à des méthodes de compression extrêmes, mais lorsqu'il s'agit de distribuer ou de partager cette image avec quelqu'un d'autre, il n'est pas très logique d'obliger l'utilisateur à télécharger plusieurs mégaoctets, détruisant au passage son forfait de données.

La bonne nouvelle, c'est que nous avons un large éventail de formats à notre disposition pour trouver le meilleur rapport taille/qualité. N'importe quel éditeur d'images basique devrait suffire, mais il existe aussi des compresseurs dédiés, et l'un d'eux est Squoosh. Je n'avais jamais entendu parler de cette webapp auparavant, et j'ai découvert aujourd'hui qu'elle est issue d'un projet expérimental de Google Chrome Labs.

Comment compresser des images avec Squoosh, l'outil « local » de Google
Comment compresser des images

Squoosh, une webapp de Google pour compresser des images

Comment compresser des images avec Squoosh, l'outil « local » de Google
Neuf formats disponibles, et de nombreux réglages avancés

Tout ce que nous avons à faire, c'est de visiter sa page officielle et de faire glisser l'image à traiter. Cela nous amène automatiquement à l'interface, qui utilise un format classique en split : à gauche, nous voyons le contenu original non traité, et à droite, le tableau de compression, où nous pouvons sélectionner le format et ajuster des paramètres avancés. Le curseur nous aide à vérifier les différences de qualité, un « avant-après » qui fonctionne presque en temps réel, et met en évidence tout artefact ou détail lié à une compression excessive.

Comment compresser des images avec Squoosh, l'outil « local » de Google
Certains formats ne sont pas si pratiques... mais font un excellent travail

Les formats disponibles sont au nombre de neuf : AVIF, Browser JPG, Browser PNG, JPEG XL (version bêta), MozJPEG, OxiPNG, QOI, WebP et WebP version 2, mais Squoosh prévient que cette dernière est instable. AVIF et WebP font tous deux un excellent travail en compressant les grandes images, mais MozJPEG n'est pas en reste, et ses valeurs secondaires sont très intéressantes pour extraire des kilo-octets supplémentaires de l'image finale. Si cela ne suffit pas, Squoosh nous permet de réduire la résolution d'origine « et » la palette de couleurs..

Comment compresser des images avec Squoosh, l'outil « local » de Google
L'original en 4K dépasse les huit mégaoctets. Il a fini par occuper 368 kilo-octets sur le disque, sans changement de résolution. (Cette version est en 1440p)

Deux derniers détails : les images ne quittent jamais notre machine lors de la compression (la seule télémétrie que le site obtient est le nombre de visiteurs et les tailles « avant-après »), et c'est open source. Son code est disponible sur GitHub.

Site officiel : cliquez ici.