Le témoignage de Jeon attribue à David Wang, alors dirigeant de ChangXin Memory Technologies (CXMT), des pressions sur des ingénieurs coréens pour obtenir des informations sur le procédé de fabrication de DRAM de Samsung Electronics, gravé en 18 nm. Au 29 septembre 2026, Jeon avait été condamné à sept ans de prison et son affaire était en appel.

L’accusation visant l’ancien dirigeant de CXMT

Jeon, ancien salarié de Samsung Electronics devenu employé de CXMT, aurait raconté que David Wang réclamait des informations sur les procédés et les équipements de Samsung. Cette accusation concerne des échanges qui auraient eu lieu entre octobre et décembre 2016.

La DRAM, ou mémoire vive dynamique, est un type de mémoire utilisé notamment dans les ordinateurs. Dans cette affaire, la technologie au cœur des accusations est le procédé Samsung de 18 nm.

Ce que décrit le plan de recette DRAM

Le plan de recette du procédé (PRP) rassemble des instructions détaillées sur la fabrication : il décrit la séquence des opérations, les équipements utilisés, leurs conditions de fonctionnement, ainsi que leurs fabricants et leurs modèles. Un compte rendu du dossier lui attribue 615 étapes.

Les éléments d’enquête rapportés

Park, ancien ingénieur de Samsung, aurait recopié à la main des informations sur le procédé sur 12 pages avant de quitter l’entreprise, en septembre 2016.

En 2022, l’enquête s’est accélérée après la découverte, sur un serveur, d’un fichier PowerPoint intitulé « reference photos ». Les enquêteurs auraient trouvé dans ce fichier des images du PRP de Samsung consacré à la DRAM de 18 nm.

La peine et l’appel de Jeon

Jeon a présenté ses excuses à Samsung lors d’une audience d’appel tenue un 9 septembre. Les informations sur sa peine et sa procédure publiées le 29 septembre 2026 indiquaient qu’il avait été condamné à sept ans de prison et que son affaire était en appel.

Dix personnes, dont Jeon et Yang, responsable d’une équipe de développement de CXMT, ont été arrêtées et inculpées. La défense de la plupart des autres prévenus soutenait qu’ils ignoraient que le PRP avait été obtenu illégalement et que les anciens salariés de Samsung avaient mis en commun leur expérience et leurs souvenirs.