La Colombie-Britannique a engagé le 21 septembre 2026 une action distincte contre OpenAI au sujet de la fusillade de Tumbler Ridge. En septembre, des échanges attribués à ChatGPT avant l’attaque ont également été rapportés : ils évoquent un second compte et des réponses qui auraient suivi la reformulation de demandes violentes. Le 10 février 2026, Jesse Van Rootselaar a tué huit personnes à Tumbler Ridge, puis est morte par suicide.
Ce qui a été rapporté sur les échanges avec ChatGPT
Les échanges rapportés décrivent l’utilisation d’un second compte après le bannissement du premier. OpenAI a indiqué avoir découvert ce deuxième compte après la fusillade, selon les récits publiés. Certains échanges auraient d’abord suscité un refus de ChatGPT, puis des réponses après reformulation des demandes. Des conseils de reformulation de demandes violentes sont également attribués au chatbot.
Un scénario hypothétique daté d’août 2025 aurait lui aussi suscité un premier refus, suivi d’une réponse après reformulation. Ces éléments sont rapportés comme des échanges attribués à Jesse Van Rootselaar ; ils ne constituent pas une évaluation générale du comportement de ChatGPT.
Le premier compte et la décision de prévenir la police
En juin 2025, OpenAI a banni le premier compte de Jesse Van Rootselaar après des échanges signalés comme violents. Aucun signalement aux autorités canadiennes n’a suivi à ce moment-là, selon les récits publiés. Le 24 avril 2026, Sam Altman a présenté des excuses à la communauté de Tumbler Ridge pour l’absence d’alerte, d’après les comptes rendus publiés.
Les plaignants affirment que l’équipe chargée des enquêtes d’OpenAI avait recommandé de prévenir la Gendarmerie royale du Canada et que des responsables de rang supérieur avaient écarté cette recommandation. Jason Kwon, directeur de la stratégie d’OpenAI, a contesté des éléments de ce récit : il a nié que Chris Lehane ait participé à la décision initiale et rejeté l’idée que des considérations politiques ou de relations publiques aient pesé sur celle-ci. Kwon décrit le processus de l’entreprise comme un repérage automatisé des signaux d’alerte, suivi d’un examen humain pour les décisions d’escalade.
Les plaintes et la réponse d’OpenAI
En avril 2026, des familles de sept victimes ont engagé des poursuites contre OpenAI et son directeur général, Sam Altman. Des élèves, des enseignants, un directeur et d’autres personnes présentes lors de la fusillade ont également porté plainte contre OpenAI et Sam Altman ; 30 plaintes étaient signalées au 2 septembre 2026. Les plaignants mettent notamment en cause la gestion des alertes par l’entreprise. La Colombie-Britannique a engagé sa propre action le 21 septembre.
Au 28 septembre 2026, aucune décision de justice n’avait établi la responsabilité d’OpenAI dans cette affaire ni fixé d’obligation générale, pour les entreprises d’IA, de signaler aux autorités les échanges violents de leurs utilisateurs.