Le chercheur en sécurité connu sous le nom de MalwareTech sur Twitter a attiré toute l'attention des médias en devenant le «héros accidentel» qui a arrêté la campagne de ransomware WannaCry. Malheureusement, cela a conduit à un doxxing efficace, alors qu'il avait dès le départ voulu protéger son identité. Cependant, d'autres ont profité de cette situation pour reconnaître son travail. Le groupe HackerOne a confirmé qu'il remettrait à MalwareTech 10 000 dollars pour ses actions, et la chaîne Just Eat a annoncé qu'il pourrait manger de la pizza gratuite là-bas pendant un an.
Une campagne dévastatrice
Un rapide coup d'œil : WannaCry a pris d'assaut le Web, mettant hors de combat 250 000 systèmes. FedEx, Telefónica et le système de santé britannique ont été les plus touchés. Microsoft a publié le correctif nécessaire en mars dernier, mais le retard de certains administrateurs et le manque de support de Windows XP ont créé le terreau idéal, et chez Redmond, ils ont été contraints de publier un hotfix supplémentaire. Les sites spécialisés ont déjà fait leurs recommandations, et même des vaccins ont été développés pour empêcher l'infection.
L'intervention décisive
La campagne de WannaCry aurait pu continuer à semer le chaos sans l'intervention du chercheur MalwareTech. En analysant le code, il a découvert que ce ransomware tentait de se connecter à un domaine non enregistré, «iuqerfsodp9ifjaposdfjhgosurijfaewrwergwea.com». Son prochain pas a été d'enregistrer ce domaine en espérant obtenir des données supplémentaires sur le comportement de WannaCry, mais en l'activant, le ransomware s'est complètement arrêté. Au début, il a cru qu'il s'agissait d'un interrupteur général, cependant, le domaine était là pour signaler si WannaCry se trouvait dans une machine virtuelle.
La presse traditionnelle a remué ciel et terre pour identifier MalwareTech, et elle a certainement réussi, mais elle n'a pas considéré que le chercheur préférait garder un profil bas. Cela implique un risque très important, car les responsables de WannaCry ne doivent pas être très contents, disons. S'il y a un côté positif, c'est celui-ci : Le groupe HackerOne a accordé à MalwareTech un prix de 10 000 dollars, qu'il donnera en totalité, et après l'apparition de quelques images sur son compte Twitter avec de la pizza de Just Eat, la chaîne a confirmé qu'il pourra manger de la pizza gratuite pendant un an. Il mérite chaque part. Nous lui devons une fière chandelle.
Source : The Next Web