Une machine à remonter le temps prête à l’emploi. Vous appuyez sur le bouton, vous voyagez en 1984… et tout ce que vous pouvez faire, c’est aller au cinéma. Qu’offrait le grand écran à cette époque ? Quels furent les succès et les échecs les plus marquants de cette année ? Évidemment, préparer une liste complète est très difficile, et quelques noms importants resteront toujours de côté, mais si ce voyage temporel-cinématographique hypothétique vous intéresse, voici une humble sélection pour commencer…
Footloose
La critique l’a détestée (j’imagine qu’elle a rendu nerveux quelques conservateurs), et le public en a fait l’un des films les plus vus de l’année. La musique est excellente, et cette fin... inoubliable.
Police Academy
La même chose que Footloose, mais en comédie. Mahoney, Hightower, Tackleberry, Jones et ses effets sonores, Kim Cattrall à 27 ansIl n’en fallait pas plus... même s’il y a eu six suites de trop.
Firestarter
... On dirait bien que Stephen King n’a pas eu beaucoup de chance avec ses adaptations, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est la chose la plus proche que nous ayons d’une Drew Barrymore transformée en Super Saiyajin.
Indiana Jones and the Temple of Doom
On l’a accusé d’être sombre, peut-être trop. Spielberg a dit que c’est celui des trois qu’il aimait le moins. Lucas a admis que des problèmes personnels s’étaient infiltrés pendant son développement. L’Inde l’a interdit pendant un certain temps. En résumé, il a eu de tout.
Star Trek III
Le précédent voit Spock mourir. Celui-ci le ressuscite. « Mais à quel prix ? », demanda Sarek. L’Enterprise, le fils de Kirk, son rang, sa réputation. Pas aussi bon que The Wrath of Khan (aucun ne l’est), mais il se laisse regarder.
Ghostbusters
229 millions de dollars rien qu’aux États-Unis. Sept semaines consécutives à la première place des salles. Tout a commencé ici, et rien de ce qui est venu ensuite n’a réussi à répéter ce succès. Peut-être vaut-il mieux ainsi...
Gremlins
Attention à la lumière, ne les mouillez pas, ne les nourrissez pas après minuit. Des règles de base qui préparent le terreau idéal pour le chaos. On l’a critiqué pour sa violence... mais ses 212 millions suggèrent que les gens s’en moquaient.
The Karate Kid
Cirer, polir, cirer, polir... après Karate Kid, la « mode » pour les parents était de jeter leurs enfants dans la première école de karaté qu’ils trouvaient. Un sleeper hit comme il y en a peu.
Conan the Destroyer
Beaucoup plus comique et coloré que son prédécesseur, Arnold jouant son rôle de Conan à la perfection, une Grace Jones qui se grave toujours en nos mémoires quoi qu’elle fasse... en gros, un jeu de rôle transformé en film. Ce n’est pas une plainte.
The Last Starfighter
Le rêve de chaque adolescent... et l’histoire de celui qui l’a réalisé. Du statut de garçon coincé dans une petite ville à celui de guerrier spatial qui sauve l’univers. Mieux vaut qu’ils ne gâchent pas tout avec un reboot parce que je vais me fâcher...
The NeverEnding Story
Répétez avec moi : « Quiconque dit avoir surmonté la mort d’Artax est un sale menteur »
The Philadelphia Experiment
Dans la vraie vie, l’expérience de Philadelphie n’est qu’une légende urbaine, mais le film a réussi à raconter une histoire à peu près potable. La seconde partie inclut des nazis et tout le tralala.
Red Dawn
L’OTAN se dissout. La Russie envahit la Pologne. Cuba, le Nicaragua, le Salvador, le Honduras et le Mexique sont du côté communiste... et la seule résistance est un groupe d’étudiants. Et dire que c’était un film anti-guerre au début...
The Adventures of Buckaroo Banzai Across the 8th Dimension
Physicien, neurochirurgien, pilote d’essai, rock star, leader né... la seule aventure de Buckaroo Banzai sur grand écran est un délire absolu que je ne peux pas m’empêcher de regarder, et je sais que je ne suis pas seul.
The Terminator
Il a mis Cameron sur la carte, a confirmé qu’Arnold était là pour rester, nous a appris le risque d’une intelligence artificielle rebelle comme aucun autre film... j’aurais adoré le voir au cinéma.
A Nightmare on Elm Street
Que puis-je ajouter ? Le premier Freddy, les débuts de Johnny Depp sur grand écran, un exercice solide de manipulation du public. Je crois que le monde est prêt pour Freddy à nouveau, mais il faut un travail parfait.
Missing in Action
Seulement neuf ans séparaient ce film de la guerre du Vietnam (onze depuis la dernière intervention américaine), et le sujet des disparus au combat est toujours délicat. La critique l’a déchiré... pour le public, c’est un classique de Chuck.
Beverly Hills Cop
Peu de choses ont aussi bien fonctionné dans le cinéma des années 80 qu’Eddie Murphy en flic de Détroit prenant des « vacances » à Beverly Hills. Le quatrième sort cette année, et il semble que toute l’équipe revienne...
Dune
Avec un peu de chance, et si les planètes s’alignent correctement, peut-être, peut-être, que David Lynch acceptera enfin de participer à un Director’s Cut définitif de Dune. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.
Nineteen Eighty-Four
Oui, la musique de la bande-annonce trompe tout le monde, mais ne vous laissez pas berner. Ce n’est pas un film facile à regarder, et je recommande définitivement de lire le matériau original... cependant, John Hurt et Richard Burton étaient parfaits.
Note de l’éditeur : Qu’ai-je oublié ? Greystoke, Top Secret !, V : The Final Battle, Electric Dreams, Cloak & Dagger, Dreamscape, Supergirl, 2010... dites-moi le reste !