Imprimer des boîtiers compatibles avec Raspberry Pi est relativement simple. Imprimer un boîtier pour créer un Mini PC ITX demande un peu plus d’attention. Alors, pourquoi ne pas imprimer notre propre ordinateur portable ? Le résultat final peut ressembler au PinkPad, qui utilise des pièces d’ordinateurs Lenovo, Toshiba et Dell. C’est un design chaotique, et le filament rose ne fait que le confirmer…
Assembler et/ou réparer un ordinateur en combinant des pièces de plusieurs machines est l’un des trucs les plus anciens du monde. Soyons honnêtes, dans bien des cas, c’est la seule façon d’arriver à ses fins, car le fabricant ne propose pas de pièces détachées officielles, et il nous faut un « donneur » pour nous sortir du pétrin. Dans les situations plus extrêmes, tout se réduit à l’improvisation, et en tant que quelqu’un qui a utilisé des touches de sonnette pour remplacer des boutons de mise sous tension, je peux jurer de leur efficacité.
Cependant, on ne voit pas cela aussi souvent dans les ordinateurs portables. Installer un nouveau SSD ou plus de mémoire ne présente pas trop de surprises, mais quand survient une panne d’écran, de clavier, de pavé tactile ou de système de refroidissement, le portable devient hermétique, et il faut se conformer à ses spécifications. C’est pour cela que le PinkPad attire tant l’attention. Ça, et le rose criard de sa coque.
PinkPad : impression 3D et pièces de quatre PC
Quand je suis allé sur sa page officielle pour la première fois, j’ai cru qu’il s’agissait d’une blague du premier avril, mais tous les fichiers STL sont là. L’utilisateur « Crafty », également connu sous le nom de « az4521 », explique que le PinkPad combine :
- La carte mère d’un Dell Vostro 5481 (compatible également avec le 5485 à Ryzen)
- Le refroidisseur d’un Toshiba Satellite C850 (installé à l’envers)
- Le clavier d’un Lenovo ThinkPad X61
- Le contrôleur USB d’un Lenovo ThinkPad T61
- Un panneau Toshiba LTD104EDZS
- Extenseur m.2, pilote pour le rétroéclairage, et un pont eDP vers LVDS (qui n’est pas si facile à utiliser)
- La batterie de l’équipement Dell, modifiée pour s’adapter au boîtier
Le refroidisseur a également besoin d’un transistor, car Dell utilise un contrôle PWM à quatre broches, et le Toshiba en a trois. Évidemment, la liste des pièces ne doit pas être suivie à la lettre, car le PinkPad se présente comme un projet très flexible. Pour finir, seriez-vous prêt à imprimer sa coque en rose ? Personnellement, oui. Cette essence « bootleg-iMac-chinoise » de 2003 ne se trouve plus facilement…
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Source : Hackaday