Le RayNeo GT Max est un écran privé filaire qui transforme un téléphone, un ordinateur portable ou une console portable compatible en grand écran personnel. Il ne fonctionne pas comme un ordinateur autonome porté sur le visage : il doit recevoir un signal vidéo par USB-C, avec une source compatible DisplayPort Alt Mode. Face à lui, le RayNeo GT reprend le même principe dans un format plus léger et avec un champ de vision plus étroit. Pour regarder des films ou jouer, le GT Max est le plus immersif ; pour un usage ponctuel ou du travail avec beaucoup de texte, le GT reste une option plus raisonnable.

Un écran privé, pas des lunettes autonomes

RayNeo GT Max : le test face au RayNeo GT

La différence fondamentale avec des lunettes connectées autonomes est simple : les RayNeo GT et RayNeo GT Max n’embarquent pas leur propre environnement informatique. Ils affichent le contenu fourni par un appareil relié par câble. Un port USB-C ne suffit donc pas à lui seul : le téléphone, l’ordinateur ou la console doit prendre en charge la sortie vidéo DisplayPort Alt Mode.

Cette contrainte conditionne toute l’expérience. Le concept fonctionne très bien pour transformer un ordinateur portable en moniteur privé ou pour jouer sur une console portable, mais il faut vérifier la compatibilité de la source avant de commander. Le GT Max ne dispose par ailleurs pas de batterie intégrée d’après les éléments pratiques disponibles : son alimentation passe par l’appareil connecté ou un adaptateur.

GT contre GT Max : les différences qui comptent

Le GT Max gagne surtout sur l’ampleur de l’image. Son champ de vision annoncé atteint 59°, contre 46° pour le RayNeo GT. La différence se ressent particulièrement pour les films et les jeux : l’image occupe davantage l’espace visuel, tandis que le GT peut être plus facile à embrasser d’un seul regard lors d’un travail bureautique.

CritèreRayNeo GTRayNeo GT Max
Champ de vision46°59°
Écrans virtuels annoncés136, 201 et 231 pouces227, 267 et 307 pouces
Poids68 g78 g
Système optiqueBirdbathPeacock Optical Engine 3.0 Max
Réglage de l’écart interpupillaire64 mm fixeS : moins de 64 mm ; M : 64 à 67 mm ; L : plus de 67 mm

Les diagonales virtuelles sont des modes d’affichage annoncés, pas la mesure d’un écran physique installé dans la pièce. Elles donnent une idée de l’échelle perçue, mais ne remplacent pas un essai adapté à votre morphologie et à votre usage.

Le GT Max pèse 78 g, soit 10 g de plus que le GT. Ce n’est pas une différence spectaculaire sur une fiche technique, mais elle compte pour une longue session. Le choix entre les deux ne se résume donc pas à « plus grand ou plus petit » : le GT Max privilégie l’immersion, tandis que le GT conserve un intérêt évident pour les trajets, les films occasionnels et la productivité légère.

Une expérience de visionnage et de jeu bien cadrée

Le RayNeo GT Max en test : connexions, réglage de l’écart interpupillaire, Pocket TV Pro et modes Follow, Steady et Pinned

Le GT Max intègre le suivi spatial Zone 360 3DoF. Le principe est celui d’un écran virtuel qui peut réagir aux mouvements de la tête sans demander un logiciel supplémentaire à l’appareil hôte. Trois modes sont proposés : Follow garde l’écran centré, Steady réduit les mouvements indésirables et Pinned maintient l’écran à une position fixe dans l’espace.

Pinned est particulièrement intéressant avec un ordinateur portable. L’écran ne suit pas chaque mouvement de la tête comme une fenêtre collée au visage ; il reste ancré dans l’environnement virtuel. Pour jouer ou regarder une vidéo, Follow peut être plus immédiat. Le choix dépend donc moins d’une hiérarchie entre les modes que de la situation.

Les démonstrations disponibles montrent des connexions avec un MacBook Air M1 et un Steam Deck, ainsi que l’utilisation de la fonction de suivi avec le GT Max. Elles illustrent bien la logique du produit : les lunettes sont un écran déporté, et non une machine qui remplace le téléphone ou la console.

Pour les jeux, le grand champ de vision du GT Max est un avantage clair sur le papier et dans les observations disponibles. Pour le travail, le GT peut toutefois être plus pratique si vous préférez garder toute l’interface dans une zone visuelle plus compacte. Dans les deux cas, les côtés ouverts des lunettes laissent une partie de l’environnement visible : on obtient un écran privé, pas une isolation totale du monde extérieur.

Image, son et HDR : les compromis à connaître

Le GT Max utilise deux panneaux Micro-OLED de 0,6 pouce, avec une définition annoncée de 1 920 × 1 080 par œil en 2D. Le taux de rafraîchissement monte jusqu’à 120 Hz en 2D et atteint 60 Hz en 3D. Les contenus 4K peuvent conserver un niveau de détail convaincant après traitement, tandis que certaines vidéos YouTube peuvent paraître plus douces selon le contenu et l’ajustement des lunettes.

La luminosité doit être lue avec son mode d’utilisation. Les valeurs annoncées indiquent 336 nits en mode Pinned et jusqu’à 1 200 nits en mode Unpinned. Il serait trompeur d’en tirer une valeur unique valable dans toutes les situations. Le GT Max ne propose pas non plus de gradation électrochromique : dans un environnement lumineux, un cache physique peut donc devenir utile.

Les impressions sur la netteté des bords, les reflets inférieurs et le confort ne sont pas parfaitement uniformes. Certains utilisateurs décrivent une image homogène et confortable, tandis que d’autres remarquent du flou dans les coins ou une réflexion sous l’image. Ces différences peuvent dépendre de la morphologie, du réglage d’écart interpupillaire et du contenu affiché. Le GT Max propose trois tailles physiques — S, M et L — mais il faut choisir la bonne version au moment de l’achat.

Le système audio comprend quatre haut-parleurs réglés avec Bang & Olufsen, ainsi que l’audio spatial et le Whisper Mode 2.0. Le son suffit pour regarder un film ou jouer sans casque supplémentaire, même s’il ne transforme pas les lunettes en solution audio totalement isolée.

Pour le HDR, il faut distinguer deux fonctions. Dans le système présenté par RayNeo, la lecture Dolby Vision passe par le Pocket TV Pro, vendu séparément. RayNeo décrit par ailleurs une conversion SDR vers HDR en temps réel pour les appareils compatibles : cette fonction ne doit pas être confondue avec la lecture Dolby Vision et ne permet pas de conclure que chaque source externe bénéficiera du même traitement.

Vérifiez ces points avant l’achat

Avant de choisir l’un des deux modèles, cette courte liste évite les mauvaises surprises :

  1. Vérifiez la sortie vidéo. La source doit prendre en charge l’USB-C DisplayPort Alt Mode. Un port USB-C utilisé uniquement pour les données ou la recharge ne suffit pas.
  2. Mesurez votre écart interpupillaire. Le RayNeo GT propose un réglage fixe de 64 mm ; le GT Max existe en versions S, M et L selon les plages annoncées par RayNeo.
  3. Prévoyez la dépendance au câble. Ces produits sont des écrans reliés à une source. Ils ne remplacent ni le téléphone, ni l’ordinateur, ni la console qui fournit le contenu.
  4. Choisissez votre mode de suivi. Follow convient à une image centrée, Steady limite les mouvements et Pinned est pertinent pour travailler avec un écran spatialement stable.
  5. Ne comptez pas automatiquement sur Dolby Vision. Dans la configuration annoncée, la lecture Dolby Vision est liée au Pocket TV Pro. L’adaptateur et l’accessoire doivent donc entrer dans la réflexion globale.

Quel modèle choisir ?

Choisissez le RayNeo GT Max si votre priorité est l’immersion : son champ de vision de 59°, ses modes d’écran virtuel jusqu’à 307 pouces et son suivi Zone 360 3DoF en font le modèle le plus ambitieux pour les films, les jeux et les longues sessions devant un écran privé. Il faut accepter un poids supérieur, le câble et l’absence de gradation électrochromique.

Le RayNeo GT reste le choix le plus cohérent pour un usage occasionnel, des trajets ou un travail où une zone d’affichage plus compacte est préférable. Son champ de vision de 46° est moins spectaculaire, mais il pèse 68 g et conserve le principe de l’écran personnel filaire.

Le vrai verdict tient en une phrase : le GT Max agrandit l’expérience, le GT simplifie le choix. Aucun des deux ne remplace un ordinateur autonome ou un téléviseur familial ; ils s’adressent à celles et ceux qui veulent emporter leur écran privé partout, à condition que leur appareil soit compatible.