Selon Gal Weizman, chercheur chez Forever Security, une extension de navigateur capable de contrôler une session claude.ai authentifiée a pu amener Claude Desktop à exécuter du code local. Dans sa preuve de concept, l’application a installé un paquet qui a ouvert Calculator. Forever Security décrit cette démonstration contrôlée : elle ne rapporte pas d’attaque menée contre des victimes.
La voie décrite reliait une session web à un ordinateur
Claude Dispatch permet d’envoyer une tâche depuis un téléphone à Claude sur un ordinateur de bureau. Dans le scénario de Weizman, l’extension devait pouvoir agir sur la page claude.ai pendant qu’une session était ouverte. Le chercheur indique qu’aucun exploit du navigateur n’était nécessaire. Pour atteindre un autre ordinateur, il fallait aussi que le compte concerné puisse contrôler un poste connecté. Le cas d’un compte personnel relié à un ordinateur professionnel dépend donc de cette connexion.
Pour évaluer ce risque, examinez à la fois qui peut envoyer des instructions à l’agent et les permissions dont il dispose sur l’ordinateur.
Ce qu’Anthropic indiquait sur Dispatch
Forever Security rapporte que Gal Weizman a signalé le problème à Anthropic le 14 mai 2026. Selon son récit, l’entreprise a reconnu la validité du signalement le 19 mai, puis l’a classé comme doublon d’un problème déjà connu en interne. Weizman a également rapporté qu’Anthropic lui avait communiqué, le 13 octobre, un objectif de retrait de Dispatch avant la fin du mois.
La page d’aide d’Anthropic mise à jour le 30 octobre 2026 décrivait Dispatch comme une bêta limitée à certains abonnés Pro, Max et Ultra, inaccessible aux nouveaux utilisateurs. Elle indiquait que les utilisateurs déjà inscrits pouvaient continuer à s’en servir pour le moment.
La page précisait aussi que Claude Desktop devait rester ouvert, que l’ordinateur devait être éveillé et que les deux appareils devaient avoir une connexion Internet. Dispatch utilise un fil de conversation unique. Dans la bêta Linux, les tâches nécessitant le contrôle de l’ordinateur n’étaient pas disponibles, tandis que les tâches avec fichiers, connecteurs et extensions restaient possibles.
Les mesures proposées aux organisations
Forever Security recommande aux équipes de recenser les identités et les permissions de leurs agents, de limiter les fonctions de contrôle à distance inutiles et d’encadrer les extensions de navigateur. Le chercheur propose également de séparer les approbations d’action des interfaces susceptibles d’être contrôlées par une extension, puis de surveiller l’activité des agents.