Plusieurs anciens employés et chercheurs de Nvidia ont fondé des startups dans la robotique et l’IA physique, c’est-à-dire l’intelligence artificielle intégrée à des machines qui agissent dans le monde réel. Leurs projets vont de la simulation pour entraîner des robots à la création de jeunes entreprises aux ambitions distinctes. Chez Flexion Robotics, le dirigeant Nikita Rudin décrit aussi des échanges réguliers avec Nvidia.
Des mondes simulés aux startups de robotique
Sanja Fidler, ancienne vice-présidente de la recherche en IA chez Nvidia, a quitté l’entreprise en juillet 2026 et cofondé Veeda AI avec d’autres anciens de Nvidia. La startup développe des mondes simulés dans lesquels entraîner des robots.
Joel Jang, ancien chercheur chez Nvidia, aurait fondé Dream Labs. Nikita Rudin et David Hoeller, eux aussi anciens de Nvidia, ont cofondé Flexion Robotics. Siddhant Haldar, qui avait effectué un stage en robotique chez Nvidia, a fondé Index Robotics.
Ces noms renvoient à des parcours différents, pas à une seule catégorie de produit : Veeda AI travaille sur l’entraînement en simulation, tandis que Flexion Robotics et Index Robotics sont des startups de robotique. Dream Labs est également associée à un ancien chercheur de Nvidia.
Pourquoi certains fondateurs ont quitté Nvidia
Les cofondateurs de Flexion Robotics estimaient que la robotique avait atteint un tournant et était prête à être déployée. David Hoeller disait ne pas être convaincu qu’en restant chez Nvidia, ils pourraient avancer plus vite pour concrétiser cette ambition.
Arsalan Mousavian, ancien chercheur en robotique chez Nvidia, a créé une startup en 2025 avec l’objectif de se concentrer sur la conception de robots utiles. De son côté, Siddhant Haldar a cité le manque de données issues du monde réel comme un frein historique à la robotique. Selon lui, les progrès des modèles d’IA et le financement par capital-risque rendaient le moment propice pour créer une entreprise.
Les échanges entre Nvidia et Flexion Robotics
Nikita Rudin, PDG et cofondateur de Flexion Robotics, décrit des réunions avec Nvidia toutes les deux semaines et un accès anticipé à des outils de l’entreprise pour les tester. Nvidia aurait investi dans Flexion Robotics ainsi que dans Dyna Robotics.
Un écosystème potentiellement favorable à Nvidia
La multiplication des startups de robotique pourrait élargir le nombre d’entreprises susceptibles d’utiliser les puces et les logiciels vendus par Nvidia. Pour Nvidia, le bénéfice potentiel tient donc aussi à l’écosystème qui se développe autour de la robotique et de l’IA physique.