Le 30 septembre 2026, un projet de règlement allemand finalisé aurait été rendu public. Il intégrerait le réseau d’accès radio (RAN) au cadre des infrastructures critiques et pourrait ouvrir la voie à des restrictions ultérieures sur certains équipements Huawei. Le projet ne déclenche pas, à lui seul, d’interdiction automatique.
L’Allemagne intégrerait la RAN au cadre des infrastructures critiques
La Bundesnetzagentur aurait élaboré le projet avec l’Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information (BSI) et le Commissaire fédéral à la protection des données. La mesure rapportée concerne les réseaux mobiles allemands et s’inscrit dans un cadre destiné à prendre en compte les risques liés aux évolutions internationales et à l’influence de pays tiers.
À quoi sert le réseau d’accès radio ?
Le RAN — pour Radio Access Network — est la partie du réseau mobile qui relie les appareils aux antennes et aux tours de téléphonie. Ces équipements assurent la connexion avec le cœur du réseau, qui achemine ensuite les communications. C’est cette couche d’accès radio que le projet ferait entrer dans le cadre des infrastructures critiques.
Les restrictions pourraient venir dans un second temps
Selon le mécanisme rapporté, le projet fournirait une base juridique au ministère fédéral de l’Intérieur pour restreindre ultérieurement l’usage de composants critiques provenant de fabricants désignés. La publication de la liste définitive de sécurité était attendue en janvier 2027.
Environ 46 000 sites pourraient être concernés
Si une interdiction des antennes Huawei était appliquée, elle pourrait concerner environ 46 000 sites de réseaux mobiles en Allemagne, selon une estimation rapportée. Vodafone, Telefónica et Deutsche Telekom, trois grands clients allemands de Huawei, auraient demandé davantage de temps et des aides pour remplacer les équipements.