La seule chose que nous ayons en termes de noms, ce sont deux initiales : C. et G. Zangaki. Nous savons aussi qu'ils étaient grecs, et qu'ils prenaient des photographies pour les offrir comme souvenirs aux touristes qui visitaient l'Égypte. Les pyramides, Le Caire, Port-Saïd, Suez, Alexandrie... leurs objectifs ont tout capturé, des personnes ordinaires au travail aux anciens guerriers, étudiants, bateaux, et même des momies. Grâce à la magie d'Internet, nous pouvons aujourd'hui profiter de ces petites fenêtres qui révèlent l'Égypte victorienne du XIXe siècle.
Un vrai mystère. C'est ainsi que l'on peut décrire les frères C. et G. Zangaki. Certaines sources les présentent comme Grecs, et d'autres suggèrent qu'ils étaient des Grecs chypriotes. On ne sait absolument rien d'eux avant leurs premières images obtenues à la fin des années 1870. À plus d'une reprise, le Z est interprété de manière incorrecte, de sorte que de nombreuses références à « Langaki » existent. Comme si cela ne suffisait pas, les titres des images sur les négatifs étaient en français, et le char avec lequel ils parcouraient une partie du Nil portait l'inscription « Zangaki Brothers », un détail qui a permis de déterminer que la signature « A. Zangaki » signifiait « Adelphoi Zangaki » (« adelphoi » = « adelfoi » = « frères »). Les frères Zangaki. Voici quelques-unes de leurs photographies.
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