Kagi met fin à son développement direct du navigateur Orion pour Linux et Windows et prévoit de publier les deux codes sources afin que d’autres puissent poursuivre le travail. L’entreprise ne sera pas le mainteneur principal des projets : pour les utilisateurs, l’arrêt des mises à jour de la bêta Linux et le changement de cap sur Windows sont les conséquences les plus immédiates.
Kagi arrête le développement d’Orion pour Linux et Windows
Kagi abandonne le développement qu’elle assurait elle-même sur ces deux plateformes. Elle prévoit de rendre leurs codes sources accessibles à d’autres équipes ou contributeurs, mais cette publication reste un projet : elle ne signifie pas qu’une nouvelle version est déjà prête pour les utilisateurs.
Kagi précise qu’elle ne prendra pas le rôle de mainteneur principal. Autrement dit, la mise à disposition du code et la responsabilité de faire évoluer le navigateur sont deux choses différentes. Kagi dit avoir contacté des fondations et des organisations open source au sujet de la pérennité des projets.
Ce qui change pour les utilisateurs de Linux et Windows
La bêta actuelle d’Orion pour Linux devrait continuer à fonctionner, selon Kagi. En revanche, elle ne reçoit plus de mises à jour de l’entreprise depuis le 3 octobre 2026, et Kagi déconseille de l’utiliser comme navigateur principal.
Pour Windows, Kagi ne réalisera pas la sortie qu’elle prévoyait pour la fin de 2026. L’entreprise prévoit de publier le code de cette version en cours de développement, mais ce projet ne constitue pas une version Windows prête à l’emploi.
Pourquoi Kagi concentre Orion sur macOS et iOS
Kagi explique que le développement d’Orion sur plusieurs plateformes mobilise une petite équipe financée par ses utilisateurs. L’entreprise va donc concentrer ses ressources sur les versions pour macOS et iOS, qui restent au cœur de ses travaux sur le navigateur.
Ce que prévoit la publication du code
Kagi a indiqué qu’elle fournirait davantage de détails sur la publication des deux codes sources dans les 30 jours suivant son annonce. Elle a aussi dit ne pas vouloir assurer leur maintenance principale. La suite dépendra donc des équipes ou contributeurs qui décideront de reprendre le travail après la publication du code.