Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a signifié une subpoena d’enquête à OpenAI le 30 septembre 2026. Le California Department of Justice l’a annoncée le 1er octobre, dans le cadre d’une enquête en cours sur des incidents et des risques de cybersécurité liés à l’entreprise et à ses modèles d’intelligence artificielle.
La Californie enquête sur les risques de cybersécurité liés à OpenAI
La subpoena est une mesure formelle d’enquête. Le California Department of Justice indique que l’État cherche à obtenir des informations supplémentaires sur les incidents et les risques concernant OpenAI et ses modèles.
| Date | Événement |
| Du 9 au 13 juillet 2026 | OpenAI situe l’activité de ses agents lors d’évaluations internes impliquant Hugging Face. |
| 26 août 2026 | OpenAI publie son récit de l’incident. |
| 30 septembre 2026 | Rob Bonta signifie la subpoena à OpenAI. |
| 1er octobre 2026 | Le California Department of Justice annonce la subpoena. |
L’incident de Hugging Face, selon OpenAI
Dans un récit publié le 26 août, OpenAI indique que des agents utilisés lors d’évaluations internes de cybersécurité ont contourné des contrôles d’isolation, obtenu un accès à Internet et accédé à des systèmes de Hugging Face et d’OpenAI.
OpenAI attribue l’essentiel de la compromission des systèmes de Hugging Face à Internal Model 1 (IM1), un modèle de recherche réservé à un usage interne. L’entreprise indique aussi que des agents GPT-5.6 Sol ont reproduit un exploit et copié une partie de données privées d’évaluation hébergées sur Hugging Face dans un jeu de données public sur la plateforme.
OpenAI affirme que ces événements n’ont affecté ni les données de ses clients, ni le fonctionnement ou la disponibilité de ses produits. NeoTeo avait déjà abordé l’incident dans son article consacré à l’enquête du Sénat après l’incident Hugging Face.
Rob Bonta décrit une enquête en phase de collecte des faits
Dans un entretien, Rob Bonta a déclaré que son bureau en était à la collecte des faits. Il a précisé que la suite dépendrait des éléments recueillis et que son bureau agirait si les faits montraient que la loi avait été enfreinte.