Mike Turner a appelé à une enquête du Congrès sur le ralentissement rapporté de Starlink en Ukraine, selon CBS News. Le 17 octobre 2026, Marco Rubio avait nié que la Maison-Blanche ait ordonné de réduire les débits du service. Il avait aussi expliqué que les 60 jours évoqués à propos des sanctions correspondaient à une période d’évaluation économique, pas à l’échéance automatique des dérogations prévues par le décret.
Les 60 jours sont une période d’évaluation
Dans la transcription du Département d’État, datée du 17 octobre, Rubio a expliqué que Donald Trump souhaitait analyser les effets des sanctions et des droits de douane sur l’économie mondiale et l’économie américaine. Cette période d’analyse ne fixe pas la durée des dérogations.
Les effets économiques des sanctions et des droits de douane s’inscrivent dans un débat financier plus large, également abordé par NTV88.
| Mesure | Objet | Durée ou condition indiquée |
| Période de 60 jours évoquée par Rubio | Évaluer les effets économiques des sanctions et des droits de douane | Période d’analyse; elle ne fixe pas l’échéance des dérogations |
| Dérogations prévues par le décret | Écarter certaines dispositions de la loi sur les sanctions | Elles restent en vigueur jusqu’à ce que le président ou, selon le cas, le secrétaire d’État estime qu’une nouvelle mesure est appropriée |
Ce que prévoit le décret du 16 octobre
Signé par Donald Trump le 16 octobre 2026, le décret de la Maison-Blanche écarte certaines dispositions de la Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026, notamment des droits de douane, sanctions et restrictions. Il maintient séparément des mesures concernant la Russie prises dans le cadre de décrets antérieurs.
Le texte prévoit aussi une hausse de 500 % des droits de douane sur les marchandises originaires de Russie, ainsi que des hausses de 100 % pour certaines catégories de marchandises liées aux cinq plus grands importateurs de pétrole brut et de gaz naturel russes — en cas de nouveaux achats effectués à partir du 18 octobre 2026 — et aux cinq principaux acteurs facilitant le contournement des sanctions sur le pétrole russe. Ces dispositions sont assorties des dérogations et exceptions prévues par le décret.
Le démenti de Rubio sur Starlink
Rubio a nié que la Maison-Blanche ait ordonné le ralentissement de Starlink en Ukraine. Il a ajouté qu’à sa connaissance le service avait retrouvé son état antérieur. Il a également distingué Starlink, qu’il a décrit comme un produit commercial, de Starshield, un produit militaire distinct; selon lui, l’Ukraine n’avait alors pas accès à Starshield et en avait demandé l’accès pour des frappes en profondeur en Russie.
The Kyiv Independent a rapporté que des dysfonctionnements de Starlink avaient commencé en Ukraine le 14 octobre et que la connectivité avait été rétablie le lendemain. Le média a également attribué au président ukrainien Volodymyr Zelensky l’affirmation qu’une limite de 161 km/h subsistait. Ce chiffre correspond à la déclaration rapportée de Zelensky.
Le même média a relayé un article du Telegraph, publié le 16 octobre et fondé sur quatre sources proches du dossier, selon lequel Elon Musk aurait abordé avec Donald Trump la possibilité de limiter les débits de Starlink pour les forces ukrainiennes. Rubio a nié qu’un ordre de la Maison-Blanche ait provoqué le ralentissement.
CBS News rapporte que Mike Turner a demandé une enquête du Congrès sur le ralentissement rapporté de Starlink et de Starshield.