Les ordinateurs classiques et les consoles rétro… nous aimons ce matériel, mais le temps les frappe sans pitié. En plus de devoir lutter contre des problèmes électroniques variés et le manque de composants pour leur réparation, il nous faut limiter la détérioration naturelle de leurs coques, qui se manifeste souvent par une horrible teinte jaune-orange-marron.
La technique connue sous le nom de Retrobright est notre principale ligne de défense, et la communauté continue encore à affiner le processus exact. Si vous souhaitez créer une boîte de retrobright pour réaliser vos propres expériences, la chaîne Odd Experiments propose un excellent tutoriel.
Comprendre le Retrobright
La description originale de la méthode Retrobright remonte à plus d'une décennie (la page originale a même disparu), mais dans les grandes lignes, rien n'a changé : avec les années, la combinaison de la chaleur et de la lumière ultraviolette fait « jaillir » le brome du plastique ABS, recouvrant la surface des coques, des touches, des interrupteurs, des boutons et bien d'autres éléments d'une couleur jaune-orange-marron. L'objectif du Retrobright est d'éliminer ce jaillissement et de permettre à la pièce de retrouver sa couleur réelle.
Cependant, le Retrobright n'est pas parfait, et nous savons que dans des conditions appropriées, la couleur brune peut revenir avec force. De plus, certaines techniques de Retrobright provoquent des problèmes comme le « marbrage » associé à une perte d'uniformité lors de l'application de la crème saturée en peroxyde. Une grande partie de la communauté est arrivée à la conclusion que la méthode la plus efficace pour éviter ces incidents est l'immersion complète de la pièce. La chaîne Odd Experiments (dont le créateur est celui qui a restauré une PlayStation 2) nous apprend à créer une boîte de retrobright, équipée de lumières ultraviolettes et d'un contrôle de température.
Le tutoriel de construction
Son design repose sur le format « double conteneur », l'un recouvert de ruban adhésif en aluminium pour optimiser la réflexion de la lumière UV, et l'autre pour accueillir la pièce qui sera immergée dans le peroxyde liquide.
L'un des principaux détails que nous avons appris ces dernières années est que la lumière ultraviolette n'est pas un composant obligatoire pour réaliser un retrobright. La température du peroxyde a une influence majeure, et Odd Experiments utilise un module W1209 pour son contrôle. Ce module est très économique, possède son propre thermostat et fonctionne en 12V sans problème.
Pour chauffer le peroxyde, il suffit d'un de ces petits chauffe-électriques à immersion, et comme ils sont compatibles avec du 12 volts, ils ne nécessitent aucune modification supplémentaire.
Odd Experiments configure le W1209 avec une limite de 50 degrés Celsius. Si on y ajoute les lumières ultraviolettes, la température finale est correcte, mais en cas d'absence des lumières UV, d'autres sources recommandent d'expérimenter avec une température plus élevée. Par exemple, le 8-Bit Guy a obtenu beaucoup de succès en utilisant une solution diluée de peroxyde à 71°C pendant quatre heures.
Le résultat final est une boîte de retrobright entièrement automatisée, qui maintient le peroxyde à une température idéale et nous évite le processus de vérification de la pièce toutes les 15 ou 30 minutes pour s'assurer que tout va bien. Si cela vous semble trop compliqué, n'oubliez pas que la base minimale pour le retrobright est un contenant transparent, une solution de peroxyde et les rayons du Soleil, mais si vous êtes passionné du monde rétro, je pense que cela vaut la peine de reproduire ce design.