Dans les essais américains de RootMetrics, Starlink Direct to Cell (D2D) délivre moins souvent les SMS que le réseau cellulaire terrestre comparé : 86,1 % contre 98,1 %. Les petites tâches de données réussissent elles aussi moins souvent et prennent plus de temps. Ces mesures concernent des essais en voiture sur des itinéraires américains, pas un test universel du service. Ookla rapporte ces résultats.
SMS et petites tâches de données : les résultats des essais américains
Au second semestre 2026, RootMetrics mesure un délai médian de 16,6 secondes pour la livraison d’un SMS par D2D, contre 1,3 seconde sur le réseau terrestre testé sur les mêmes itinéraires. Pour les tâches de données, seuls 60,1 % des tests D2D sont entièrement réussis, contre 92,9 % côté terrestre.
| Mesure | Starlink D2D | Réseau cellulaire terrestre |
| SMS délivrés | 86,1 % | 98,1 % |
| Délai médian de livraison d’un SMS | 16,6 s | 1,3 s |
| Tâches Lite Data entièrement réussies | 60,1 % | 92,9 % |
| Tâches Lite Data partiellement réussies | 34,5 % | 5,9 % |
| Échec de connexion aux tâches Lite Data | 5,4 % | 1,2 % |
| Délai médian d’accès | 205 ms | 57 ms |
| Délai médian avant le premier octet | 1 096 ms | 206 ms |
| Durée médiane de la tâche Lite Data | 922 ms | 156 ms |
RootMetrics réalise ces essais sur des routes nationales américaines, depuis des voitures en mouvement. Ookla précise que Starlink recommande un usage D2D à l’arrêt et en extérieur, ce qui distingue les conditions de test de celles recommandées pour le service.
Ce que révèle le test de 30 Ko
La tâche Lite Data télécharge un fichier de 30 Ko une fois par seconde pendant 20 secondes. Un test est entièrement réussi lorsque tous les téléchargements tentés aboutissent. Ses taux de réussite et ses délais décrivent l’exécution de cette petite tâche, pas le débit maximal de la connexion : l’essai ne sature pas le lien.
Les trois durées du tableau correspondent à des mesures différentes. Le délai d’accès, le temps avant le premier octet et la durée totale de la tâche ne sont pas interchangeables. En particulier, diviser 30 Ko par 922 ms ne donne pas une mesure du débit maximal de D2D.
Signal et présence de D2D sur les itinéraires T-Mobile
Dans les essais RootMetrics sur les itinéraires nationaux de T-Mobile, la part des tests sans signal passe de 2,01 % au second semestre 2024 à 0,50 % au second semestre 2026. Ookla situe à environ 2 % la part des tests de ces itinéraires où une connexion D2D est enregistrée au second semestre 2026.
Les mesures de signal d’Ookla portent sur des séries distinctes. Dans les balayages Android participatifs aux États-Unis, la puissance médiane du signal reçu (RSRP) entre octobre 2025 et septembre 2026 est de −120 dBm pour D2D et de −105 dBm pour le LTE terrestre. Une valeur plus proche de zéro correspond ici à un signal plus fort. RootMetrics mesure séparément −118 dBm pour D2D lors de ses essais en voiture en 2026.
RootMetrics relève aussi un rapport signal-bruit (RSSNR) médian de 3,0 dB pour D2D. Dans ces essais, 29 % des résultats atteignent 5 dB et 1 % atteignent 10 dB. Ookla présente ces deux niveaux comme des seuils proposés à la FCC pour des règles de couverture.
Budget de liaison et capacité estimée par faisceau
Dans une lettre déposée auprès de la FCC le 4 mars 2024, SpaceX rapporte que les budgets de liaison montant et descendant mesurés lors d’essais non commerciaux en bande PCS G, avec l’accord de T-Mobile, se situent à 1–2 dB de ses valeurs modélisées. Un budget de liaison décrit les conditions radio de la liaison ; ce résultat ne constitue pas une mesure du débit montant en Mbps. La lettre de SpaceX à la FCC rapporte aussi un téléchargement de pointe supérieur à 17 Mbps pendant ces essais.
Pour estimer la capacité descendante par faisceau, Ookla applique un calcul 3GPP à un RSSNR de 3,0 dB et à une largeur de bande de 5 MHz ; le résultat est de 4,7 Mbps par faisceau. Une étude antérieure de mesures américaines recueillies d’octobre 2024 à juillet 2025 modélise 3,1 Mbps par faisceau. Ses auteurs qualifient ce chiffre de moyenne maximale pour un seul utilisateur occupant tout le faisceau. L’étude de Garcia-Cabeza et de ses coauteurs et le calcul d’Ookla reposent sur des périodes et des méthodes différentes : ce sont des estimations de capacité, pas des mesures du débit obtenu par un téléphone.
Ookla décrit chaque faisceau comme couvrant une zone d’environ 21 miles, soit 34 km de large, et indique qu’un satellite D2D peut en former jusqu’à 256.