Le 21 octobre 2026, Phoronix a rapporté que Shyam Sundar S K, ingénieur chez AMD, avait soumis au noyau Linux des correctifs pour un pilote AMD Overclocking (AOD) destiné aux processeurs Ryzen récents. La couverture du 22 octobre indiquait que les correctifs étaient encore en examen et absents de Linux 7.3, publié le 18 octobre.
Le pilote proposé relierait Linux aux commandes du micrologiciel de la plateforme via WMI, puis exposerait une première série de réglages dans sysfs, le système de fichiers virtuel qui donne accès à certaines interfaces du noyau.
Les réglages prévus par le pilote AOD
Le périmètre initial décrit comprend les limites PPT, TDC et EDC, le basculement du SMT et la lecture de la fréquence mémoire actuelle. Les valeurs prises en charge sont consultables pour les trois limites de puissance et de courant.
| Réglage | Fonction décrite | Comportement indiqué |
| PPT, TDC et EDC | Modifier ces limites et consulter leurs plages de valeurs prises en charge. | Les nouvelles valeurs prennent effet au prochain redémarrage. |
| SMT | Activer ou désactiver le multithreading simultané. | Le réglage se commande par l’interface. |
| Fréquence mémoire | Lire la fréquence mémoire actuelle. | Lecture seule. |
Ces commandes constituent une interface de réglage ciblée, pas une suite complète de réglage du processeur. En pratique, modifier les limites de puissance ne produirait pas d’effet immédiat : il faudrait redémarrer pour appliquer les nouvelles valeurs. La fréquence mémoire, elle, est consultable, mais pas modifiable par la fonction décrite.
Les méthodes de réglage déjà utilisées sous Linux
La proposition AOD ne serait pas la première méthode de réglage d’un Ryzen sous Linux. Un guide consacré à ZenStates-Linux décrit une méthode fondée sur l’accès aux registres spécifiques au modèle (MSR) pour les Ryzen de première génération. Un autre guide présente des réglages effectués dans le BIOS ou l’UEFI. Ces approches ont des périmètres différents de celui du pilote AOD proposé.