Le 8 octobre 2026, USA TODAY Co., Inc. et 13 sociétés affiliées ont déposé une plainte contre sept entités OpenAI devant le tribunal fédéral du district sud de New York. Les plaignants allèguent que des contenus provenant de 19 publications ont été copiés lors de leur collecte et de l’entraînement de modèles, puis repris ou reformulés dans des réponses de produits comme ChatGPT. Ils réclament plus de 250 millions de dollars et d’autres mesures.
Ce que la plainte reproche à OpenAI
Les accusations portent sur plusieurs étapes. D’abord, les plaignants allèguent que leurs contenus ont été copiés sans autorisation lors de la collecte de données, notamment sur le Web, et pendant l’entraînement des modèles. Ils soutiennent aussi que des réponses de produits reproduisent ou reformulent leurs articles, ce qui pourrait en reprendre le contenu pour les utilisateurs.
La plainte formule un grief distinct au titre de la loi américaine sur le droit d’auteur numérique, le Digital Millennium Copyright Act. Les plaignants allèguent que des informations de gestion des droits ont été supprimées : elles peuvent comprendre les noms des auteurs et des éditeurs, les titres et les mentions de droit d’auteur. Ces griefs figurent dans la plainte déposée par les sociétés.
Quelles sociétés et publications sont concernées ?
La plainte nomme 14 sociétés plaignantes : USA TODAY Co., Inc. et 13 sociétés affiliées. Elles disent représenter des contenus appartenant à 19 publications, dont USA TODAY, The Tennessean, Indy Star, The Detroit News et The Arizona Republic. Les publications représentées et les sociétés qui portent l’action sont deux groupes distincts.
Sept entités OpenAI sont défenderesses : OpenAI Foundation, OpenAI GP, LLC, OAI International, Inc., OpenAI OpCo, LLC, OpenAI Global, LLC, OAI Corporation et OpenAI Group PBC. La plainte leur attribue un rôle dans les faits allégués.
Ce que les plaignants demandent au tribunal
Les plaignants réclament plus de 250 millions de dollars de dommages et intérêts. Ils demandent également une injonction permanente, la destruction de modèles GPT ou d’autres grands modèles de langage ainsi que de jeux d’entraînement intégrant leurs contenus, et la tenue d’un procès devant jury.
Il s’agit des mesures demandées dans la plainte : la somme est une réclamation des plaignants, et la destruction des modèles et des jeux d’entraînement une mesure qu’ils demandent au tribunal.