Microsoft distingue deux modes d’isolation locale des agents d’IA sous Windows avec Microsoft Execution Containers (MXC) : l’isolation des processus peut encadrer l’accès aux fichiers et au réseau, tandis que l’isolation des sessions sépare l’agent du bureau interactif. Windows 365 for Agents place quant à lui l’agent dans un PC cloud géré par Intune.

L’isolation d’un agent consiste à limiter les ressources auxquelles il peut accéder ou à l’exécuter dans un environnement séparé. Le choix de cette frontière change ce que l’agent peut toucher sur le PC de l’utilisateur.

Deux modes d’isolation locale

MXC est une couche d’exécution pilotée par des règles : l’application ou l’agent définit des contraintes, que Windows applique à l’exécution. Microsoft cite les agents de programmation comme cas d’usage de l’isolation des processus. Pour un agent qui exécute du code, ce mode peut restreindre l’accès aux fichiers et aux domaines réseau selon la politique définie.

L’isolation des sessions va plus loin dans la séparation de l’environnement. Microsoft indique qu’elle sépare l’agent du bureau interactif, du presse-papiers, de l’interface utilisateur, des périphériques d’entrée et des sessions actives. La première version décrite par l’entreprise prenait en charge les sessions non interactives.

OptionOù l’agent s’exécuteCe qui est séparé ou encadréUsage décrit par Microsoft
Isolation des processus MXCDans un processus Windows localAccès aux fichiers et aux domaines réseau soumis à des règlesExécution de code par des agents de programmation
Isolation des sessions MXCDans une session Windows distincteBureau interactif, presse-papiers, interface, périphériques d’entrée et sessions activesTâches longues nécessitant une session ou des ressources séparées ; prise en charge initiale non interactive
Windows 365 for AgentsDans un PC cloud géré par IntuneEnvironnement de l’agent séparé de la machine de l’utilisateurExécution de l’agent à distance ; Microsoft décrit le PC comme pouvant être supprimé en cas de compromission

Le dépôt MXC de Microsoft décrit aussi des règles pour le système de fichiers, le réseau et l’interface : elles peuvent notamment encadrer le presse-papiers, l’affichage et l’accès graphique. Le dépôt indique une prise en charge de Windows 11 x64 et ARM64, avec ProcessContainer comme backend Windows par défaut. Windows Sandbox, MicroVM et Hyperlight y sont signalés comme expérimentaux.

Un détail compte pour les développeurs : en mode audit, la sécurité du bac à sable est désactivée pour la charge de travail analysée. Ce mode ne doit donc pas être confondu avec une exécution protégée.

Identité, règles d’accès et Defender

Une identité distincte aide à rattacher l’activité à un agent et à gérer ses politiques. Microsoft indique qu’une session isolée peut utiliser une identité locale dédiée ou une identité cloud provisionnée par Microsoft Entra, avec une gestion possible via Entra et Intune. L’identité répond à la question « qui agit ? » ; les règles MXC encadrent les ressources auxquelles l’agent accède.

Microsoft affirme également que Defender fournit une protection en temps réel contre l’injection de prompt et d’autres menaces émergentes visant les agents. Satya Nadella a décrit les agents comme des risques internes et défendu la séparation de leurs identités, permissions et gouvernance. Cette approche rejoint son appel à garder l’IA sous contrôle humain.

Ce que Microsoft annonçait en juin 2026

Dans sa publication du 2 juin 2026, Microsoft présentait MXC comme une préversion anticipée. L’entreprise indiquait que certaines capacités étaient disponibles dans les versions Windows Insider et annonçait une préversion prochaine pour l’isolation locale des processus et des sessions. Dans le même billet, Microsoft décrivait Windows 365 for Agents comme généralement disponible.

Ces options ne placent pas l’agent au même endroit : MXC le confine dans un processus ou une session Windows locale, tandis que Windows 365 for Agents l’exécute dans un PC cloud séparé du poste de l’utilisateur.