Dans son formulaire S-1 déposé le 26 octobre 2026 auprès de la SEC, Anthropic affirme que Claude a écrit plus de 90 % des contributions à sa base de code en septembre 2026. L’entreprise rapporte aussi une forte hausse du volume quotidien de code contribué par ingénieur, mais cette mesure ne décrit à elle seule ni la qualité du logiciel ni le temps gagné. Lire le formulaire S-1 d’Anthropic.

Ce que mesurent les chiffres d’Anthropic

Les deux chiffres portent sur des mesures distinctes de contributions au code. Anthropic compare également le volume quotidien moyen de code contribué par ingénieur pendant les trois mois clos le 30 septembre 2026 à la moyenne quotidienne de l’année close le 31 décembre 2024.

MesureChiffre communiqué par AnthropicPériode
Contributions à la base de code écrites par ClaudePlus de 90 %Septembre 2026
Volume quotidien moyen de code contribué par ingénieurPlus de 45 fois la moyenne de référenceTrois mois clos le 30 septembre 2026, comparés à l’année close le 31 décembre 2024

Pour le chiffre supérieur à 45 fois, Anthropic ne précise ni l’unité de volume ni la méthode de comptage. Le formulaire décrit donc une hausse de contributions au code, pas un multiplicateur défini de lignes, de fonctionnalités livrées ou de productivité.

Anthropic indique que certains de ses indicateurs opérationnels reposent sur ses systèmes internes et n’ont pas été vérifiés par des tiers. Son taux de réussite sur des problèmes d’ingénierie ouverts relève lui aussi de benchmarks internes, dont les tâches et critères sont choisis par l’entreprise.

Les ingénieurs orientent et relisent le travail de Claude

Anthropic décrit ses ingénieurs comme dirigeant et examinant de plus en plus le travail de Claude, plutôt que d’écrire le code ligne par ligne. La part attribuée à Claude porte ainsi sur les contributions à la base de code, tandis que l’entreprise dit que ses équipes continuent d’orienter et de relire ce travail.

Les effectifs d’Anthropic ont aussi augmenté

Anthropic rapporte que ses effectifs ont été multipliés par plus de cinq entre le 31 décembre 2024 et le 30 septembre 2026, pour atteindre environ 5 300 personnes. Une majorité travaillait dans la recherche, l’ingénierie et le développement de produits.

Les risques de contrôle et de traçabilité signalés par Anthropic

Dans son S-1, Anthropic avertit que le rythme et le volume des actions autonomes d’un agent peuvent dépasser la capacité des réviseurs humains à évaluer chaque action de façon pertinente. L’entreprise ajoute qu’il est techniquement difficile de conserver des traces complètes des actions, décisions et raisonnements au fil de flux complexes en plusieurs étapes.

Des développeurs discutant de Claude Code ont également décrit des journées de travail plus denses et la fatigue liée au suivi des choix de l’agent. Certains évoquent des tâches accomplies en quelques heures plutôt qu’en une semaine, tout en soulignant l’effort nécessaire pour comprendre le travail généré. Ces témoignages personnels figurent dans un fil de discussion sur Claude Code.