Le 30 septembre 2026, à SCTE TechExpo, des dirigeants de Liberty Latin America ont expliqué comment des terminaux Starlink prépositionnés avaient fourni une liaison satellitaire à des sites mobiles jamaïcains après l’ouragan Melissa. L’entreprise a également présenté deux instantanés de la reprise : environ un mois après la tempête, 163 sites disposaient de terminaux et 195 de ses 780 sites 4G étaient hors service ; vers deux mois, ces chiffres étaient respectivement de 277 et 73.

Liberty a décrit l’usage de Starlink comme une solution de backhaul, ou liaison de collecte : elle relie un site mobile au reste du réseau. Après que Melissa a endommagé les infrastructures de télécommunications, les terminaux ont permis d’apporter cette connexion satellitaire à des sites concernés.

La préparation avait commencé avant l’ouragan. Liberty avait testé le haut débit satellitaire en orbite basse pour cet usage, préparé les configurations réseau, prépositionné des terminaux et formé des équipes. Les générateurs devaient aussi fonctionner avant que les équipes puissent remettre en service les sites touchés.

La préparation derrière les déploiements

Mario Rueda, responsable de la mise en œuvre et des opérations de transport chez Liberty Latin America, a décrit l’installation d’un terminal comme prenant typiquement deux heures. Cette durée concerne l’installation du terminal ; elle ne décrit pas le délai de rétablissement complet d’un site.

Deux instantanés du réseau mobile

Les chiffres communiqués par Liberty montrent l’évolution du nombre de sites équipés de terminaux Starlink et de sites 4G encore hors service aux deux moments rapportés :

Moment après MelissaSites équipés de terminaux StarlinkSites 4G de Liberty hors service (sur 780)
Environ un mois163195
Environ deux mois27773

Le backhaul de site et Direct to Cell

Le backhaul décrit par Liberty reliait des sites mobiles au réseau grâce à des terminaux. L’annonce distincte de Liberty Latin America, datée du 29 octobre 2025, concernait Starlink Direct to Cell pour les clients de FLOW Jamaica : elle indiquait un accès aux données et aux SMS par le réseau satellitaire, avec un spectre approuvé par les autorités jamaïcaines.