Le 27 septembre 2026, le biologiste computationnel Mario Rodríguez Mestre a affirmé que son équipe avait identifié l’enzyme ART environ un an avant l’annonce d’Anthropic, publiée le 23 septembre. Il a aussi indiqué avoir partagé avec Claude des brouillons de thèse et de manuscrit. Anthropic a répondu que Claude n’avait pas été entraîné sur des transcriptions d’utilisateurs et que son équipe de biologie moléculaire n’y avait pas accès.
Ce que Mario Rodríguez Mestre affirme
Mestre dit que son équipe étudiait ces enzymes depuis quatre ans et avait identifié l’enzyme ART environ un an avant l’annonce d’Anthropic. Il indique également avoir utilisé Claude pendant ses recherches et lui avoir transmis des brouillons de thèse et de manuscrit. Il s’interroge sur une possible influence de ces échanges sur les travaux associés à la découverte.
Anthropic affirme que Claude n’a pas été entraîné sur des transcriptions d’utilisateurs et que son équipe de biologie moléculaire n’avait pas accès à ces échanges. L’entreprise dit aussi que son équipe a repéré ART dans les données brutes d’une étude de 2022 à laquelle Mestre n’avait pas participé.
Ce qu’Anthropic a annoncé au sujet du système ART
Le 23 septembre, Anthropic a annoncé que des agents Claude avaient repéré un système biologique qu’elle a nommé ART, pour array-associated reverse transcriptases. Une transcriptase inverse (RT) est une enzyme qui copie l’ARN en ADN. Selon la description de l’entreprise, le système associe une RT, un gène partenaire voisin et un long réseau de répétitions d’ADN régulièrement espacées ; il se trouve principalement chez les bactériophages.
Anthropic précise que la transcriptase inverse elle-même était déjà connue. L’entreprise présente comme caractéristiques associées le réseau de répétitions et une protéine accessoire. Ses premières expériences ont observé que le réseau était exprimé sous forme de courts ARN distincts. Anthropic indique que la fonction biologique du système reste à déterminer.
L’ampleur de la recherche décrite par Anthropic
Anthropic rapporte que sa recherche a mobilisé environ 950 agents pendant 21 heures et utilisé 210 millions de jetons. Les agents ont recueilli plus de 200 000 transcriptases inverses, repéré 3 500 systèmes candidats, puis sélectionné 20 pistes pour des rapports détaillés.
L’entreprise distingue cette recherche informatique du travail en laboratoire : selon Anthropic, des scientifiques ont fourni la consigne initiale et réalisé toutes les expériences de laboratoire.