Selon un article publié le 27 octobre 2026 par The San Francisco Standard, le passage du S-1 d’Anthropic consacré à Ben Mann le décrit comme cofondateur, mais l’exclut du groupe chargé de la gouvernance. Il indique qu’il ne prendra pas part à la décision sur le vote des actions ordinaires Class F.

Ce que le passage du S-1 prévoit pour le vote

Le texte reproduit par le journal précise que Mann n’est pas membre de Founder LLC et qu’il ne sera pas considéré comme Continuing Founder à l’issue de l’offre. Il indique aussi que, sauf exception mentionnée dans ce passage, les références aux « cofondateurs » ailleurs dans le prospectus ne l’incluent pas.

Le groupe de gouvernance compte sept personnes. D’après The San Francisco Standard, celles-ci contrôleraien​​t ensemble plus de 50,1 % des droits de vote des actionnaires par l’intermédiaire des actions Class F. C’est dans cette organisation du vote que s’inscrit la distinction concernant Mann.

Pour replacer le document dans le contexte du projet d’introduction en Bourse d’Anthropic, NeoTeo avait déjà consacré un article à la possible IPO de l’entreprise.

Anthropic continue de le présenter comme cofondateur

La distinction du prospectus ne supprime pas la désignation publique de Mann comme cofondateur. Le 14 octobre 2026, Anthropic l’avait présenté ainsi dans l’annonce de l’ouverture de son premier bureau à Singapour. Interrogé par The San Francisco Standard, un porte-parole de l’entreprise a déclaré que son rôle n’avait pas changé et qu’il restait juste de le qualifier de cofondateur.

Ann Lipton, professeure à la University of Colorado Law School, distingue l’usage courant du mot « fondateur » de la catégorie de gouvernance définie dans le prospectus. Dans son usage courant, explique-t-elle, le terme n’est pas en soi une qualification juridique.

Le motif et la participation de Mann

Ann Lipton évoque la possibilité que Mann n’ait pas souhaité occuper une fonction de gouvernance publique. Elle ne présente pas cette hypothèse comme le motif d’Anthropic. Le pourcentage d’actions détenu par Mann n’est pas connu, selon The San Francisco Standard; Lipton ajoute que ses droits économiques pourraient subsister, sans que leur portée soit établie.