Les ordinateurs portables doivent trouver un équilibre délicat entre performances, taille, poids, consommation d'énergie et dissipation de la chaleur. Certains fabricants font du bon travail, d'autres laissent à désirer avec leurs produits, mais aucun ne peut échapper à certaines pannes.
Les problèmes les plus courants dans un système de refroidissement concernent généralement le ventilateur, la pâte thermique ou les pads, mais Graham, de la chaîne Adamant IT, nous rappelle avec sa dernière vidéo qu'il y a un autre élément à considérer : le caloduc, ou heat pipe en anglais.
Lorsqu'on reçoit un ordinateur avec des pics de température, certaines causes courantes viennent immédiatement à l'esprit : la pâte thermique doit être « rafraîchie » de temps en temps (d'ailleurs, je dois le faire sur ma machine), les ventilateurs cessent de tourner, les pads se détériorent, et bien sûr, la combinaison de poussière, de poils et d'autres éléments peut bloquer toute entrée d'air.
Il ne faut pas non plus oublier les problèmes de pompes et la perte naturelle de liquide si l'ordinateur utilise un watercooling, mais Graham nous enseigne une panne supplémentaire, une possibilité très rare qui passe souvent inaperçue : il s'agit du caloduc, techniquement « tube thermosiphon diphasique », et bien mieux connu sous son expression anglaise, heat pipe.
Panne du caloduc dans un dissipateur de PC portable
Un bref rappel : le caloduc combine convection et changement de phase pour transférer et dissiper la chaleur. Autrement dit, le liquide à l'intérieur alterne entre évaporation et condensation, et avec l'aide d'un combo radiateur/ventilateur à une extrémité (ou seulement le radiateur si la configuration est passive), l'excès de chaleur est expulsé du système.
Or, un caloduc ne possède pas de pièces mécaniques, mais il peut cesser de fonctionner dans certaines conditions, comme une fuite du liquide à l'intérieur (à cause d'une fissure ou d'une perforation du métal), ou une obstruction que l'utilisateur ne pourrait pas nécessairement détecter à l'œil nu. La démonstration de Graham commence par un test de stress sur un ordinateur portable Dell, et le processeur entre dans un cycle de throttling pour ne pas finir cuit à plus de 100 degrés.
Le ventilateur fonctionne et le changement de pâte est récent, mais il n'y a ni chocs ni dommages externes sur le radiateur. Grâce à une caméra thermique, Graham confirme qu'il existe une obstruction au-delà de la courbe du caloduc, concentrant la chaleur sur la première section. Le deuxième test nous montre un dissipateur fonctionnant correctement : la chaleur se répartit à travers tout le caloduc, et on peut aussi observer sa saturation lorsqu'il débranche le ventilateur un instant.
Cela pose alors une question : Que faire lorsque l'on n'a pas de caméra thermique ? Eh bien... le classique « toucher et se brûler » fonctionne très bien. J'avoue que, en plus de 25 ans, je n'ai jamais rencontré cette panne, mais Graham y a déjà été confronté deux fois en moins de six mois. En résumé, si un ordinateur portable enregistre un excès de température sans raison apparente, il faut vérifier le caloduc.