L’étude The AI expectations gap, publiée par Anthropic le 16 octobre 2026, indique que ses salariés estimaient que l’IA pourrait effectuer en moyenne 75 % de leur travail actuel en 2030, contre 28 % chez les personnes en emploi interrogées aux États-Unis. Ces chiffres traduisent des attentes recueillies par sondage. Anthropic
Ce que les deux groupes anticipaient
Les salariés d’Anthropic se montraient aussi plus optimistes sur plusieurs usages de l’IA. En août 2026, 91 % d’entre eux pensaient qu’elle ferait une découverte de niveau Nobel d’ici 2030, contre 39 % des adultes américains interrogés. Parmi les salariés d’Anthropic, 59 % déclaraient qu’une tâche adaptée à l’IA leur prenait au plus un quart du temps nécessaire sans elle. Cette réponse concernait 26 % des adultes américains qui utilisaient l’IA au travail. La question comptabilisait aussi le temps consacré à vérifier et corriger les réponses de l’IA.
| Mesure | Salariés d’Anthropic | Répondants aux États-Unis | Portée |
| Part moyenne du travail actuel que l’IA pourrait effectuer en 2030 | 75 % | 28 % chez les personnes en emploi | Estimation des répondants, pas mesure du travail déjà automatisé |
| IA capable de faire une découverte de niveau Nobel d’ici 2030 | 91 % | 39 % des adultes | Attentes recueillies en août 2026 |
| Une tâche adaptée à l’IA prend au plus un quart du temps habituel | 59 % | 26 % des adultes utilisant l’IA au travail | Temps de vérification et de correction compris |
| Part des tâches que l’IA pourrait effectuer et qui seraient réalisées par elle en 2030 | 65 % | 42 % | Attentes sur l’usage de l’IA |
Deux enquêtes menées avec des méthodes différentes
Le sondage interne d’Anthropic a recueilli 1 334 réponses du 9 au 12 août 2026. Il n’était pas pondéré. Morning Consult a interrogé en ligne 10 980 adultes américains du 11 au 23 août, au sein d’un panel volontaire ; les réponses ont été pondérées pour représenter la population adulte des États-Unis. Anthropic relève que cette pondération ne corrige pas nécessairement toutes les différences entre le panel et la population.
Les formats de réponse différaient aussi. Pour estimer la part de leur travail que l’IA pourrait effectuer, les salariés d’Anthropic déplaçaient un curseur. Les adultes américains choisissaient une tranche de réponse, ensuite convertie en son point médian. Les deux chiffres éclairent donc les attentes de chaque groupe, mais reposent sur des échantillons et des modes de réponse distincts.
À qui correspond l’attente de chômage de 12,2 % ?
La moyenne de 12,2 % concerne les travailleurs américains qui pensaient que l’IA pourrait effectuer au moins 80 % de leur propre travail : c’est leur attente de taux de chômage pour 2030. Elle ne décrit pas l’ensemble des personnes interrogées. Anthropic indique que les prévisions de ses salariés suivaient une tendance proche de celles des travailleurs américains lorsque leur exposition attendue à l’IA était comparable.
Des résultats de PIB calculés par un modèle
Les réponses médianes conduisaient à une croissance du PIB de 17,1 % en 2030 pour le groupe des salariés d’Anthropic et de 5,4 % pour celui des adultes américains. Le calcul reposait sur les réponses complètes de 1 093 salariés et de 3 259 adultes américains. Il combinait cinq dimensions — capacités de l’IA, diffusion de son usage, automatisation, gains de productivité et difficultés de transition professionnelle — tandis que les autres paramètres étaient fixés aux valeurs du scénario « Substantial ».