La déclaration périodique de Donald Trump auprès de l’Office of Government Ethics (OGE) recense, à l’entrée 517, un achat d’obligations senior non garanties émises par SpaceX, daté du 18 août 2026. Le 20 août, la Maison-Blanche a annoncé un mémorandum sur les transports spatiaux commerciaux.
Ce que consigne la déclaration de l’OGE
Le formulaire situe la valeur de l’opération dans une tranche comprise entre 1 000 001 et 5 000 000 dollars américains. Il indique un taux de 5,350 % et une échéance au 15 juillet 2031.
Les obligations senior non garanties sont des titres de dette : elles ne représentent pas une part du capital de SpaceX. Le formulaire porte sur des obligations, pas sur les actions de l’entreprise.
Le mémorandum spatial du 20 août
Dans son mémorandum sur les transports spatiaux, la Maison-Blanche a fixé un objectif de plus de 1 000 lancements et rentrées par an aux États-Unis d’ici à 2030.
Le texte demande aux agences d’accélérer les autorisations et les examens environnementaux. Il prévoit aussi une coordination sur les sites de lancement et de rentrée, la planification des créneaux, les infrastructures et l’espace aérien.
Obligations et actions SpaceX : deux titres distincts
SpaceX avait déjà des actions de catégorie A cotées en Bourse avant l’opération d’août. L’entreprise indique qu’elles ont commencé à être négociées le 12 juin 2026 sous le symbole SPCX, sur le Nasdaq. L’émission de son introduction en Bourse a été clôturée le 15 juin, selon le communiqué de SpaceX.
Ces actions et les obligations consignées dans la déclaration sont donc deux types de titres différents : les premières représentent une participation au capital, les secondes une créance.
La chronologie et la gestion du portefeuille
Richard Painter, ancien conseiller en éthique de l’administration de George W. Bush et professeur de droit à l’Université du Minnesota, a estimé que la proximité entre l’opération et le mémorandum donnait une apparence de corruption, tout en précisant qu’il n’alléguait pas d’illégalité.
La Maison-Blanche affirme que des établissements financiers extérieurs gèrent le portefeuille de manière indépendante et que Donald Trump et sa famille ne peuvent pas diriger les décisions d’investissement.