L’Union européenne et la Chine auraient discuté d’une levée réciproque de restrictions concernant Sindlhauser Materials GmbH, un fournisseur d’ASML. Dans un article publié le 15 octobre 2026, Tom’s Hardware, qui cite un article de Bloomberg daté du 14 octobre, rapporte que la Chine aurait assoupli les contrôles visant l’entreprise allemande tandis que l’UE aurait levé ses restrictions contre une entreprise chinoise non identifiée.

Les mesures envisagées de part et d’autre

Selon Tom’s Hardware, ces discussions auraient eu lieu lors de la visite à Pékin de Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique. L’article décrit aussi un accord entre les deux parties pour échanger davantage d’informations et prévenir à l’avance de futures restrictions à l’exportation.

Pourquoi Sindlhauser est concernée

Cette entreprise allemande de fabrication de précision et de revêtements avancés fait partie de la chaîne d’approvisionnement d’ASML. Tom’s Hardware indique qu’elle dépend presque entièrement des terres rares et des minéraux critiques chinois. L’entreprise risquait de cesser ses activités dans les mois suivant le compte rendu si les restrictions restaient en vigueur.

Les contrôles décrits touchent les ventes directes à Sindlhauser et les transferts par des tiers de biens à double usage d’origine chinoise. Ces biens peuvent avoir des applications civiles comme militaires. Le gouvernement fédéral allemand et les autorités bavaroises auraient aidé l’entreprise à chercher d’autres fournisseurs et à recycler des matériaux existants.

Une levée des restrictions par l’UE aurait nécessité l’unanimité des États membres, selon le compte rendu de Tom’s Hardware.