Il est probable que certains de nos lecteurs l'aient oublié, mais en 2006, Microsoft a uni ses forces avec Intel, Samsung et d'autres OEM pour développer Project Origami, mieux connu sous le nom de format UMPC (Ultra-Mobile Personal Computer) d'ordinateurs ultraportables. L'un des premiers produits à arriver sur le marché occidental fut l'ordinateur Samsung NP-Q1, équipé d'un processeur Celeron à 900 MHz, d'une version spéciale de Windows XP Tablet Edition, et d'un design qui nous fait définitivement penser au Steam Deck...
Le Steam Deck de Valve est devenu un système très populaire malgré son prix élevé et quelques détails de performance et de température. Sur YouTube, on trouve des dizaines de vidéos qui nous apprennent à optimiser sa configuration, améliorer le refroidissement et étendre sa capacité interne, mais il y a des passionnés qui imaginent déjà une deuxième génération, encore plus puissante et plus légère.
Cependant, le Steam Deck n'est que la dernière expression d'un format qui a lutté pour trouver sa place sur le marché informatique. L'une des premières tentatives remonte à 2002, quand Sony a lancé au Japon sa série Vaio U de subnotebooks, mais quatre ans plus tard, une collaboration entre Microsoft, Intel, Samsung et d'autres OEM a donné naissance à la classe UMPC, Ultra-Mobile Personal Computer. Quand on parle de « premiers ordinateurs » sous l'aile de l'UMPC, deux modèles apparaissent : l'un est l'Amtek T700 avec un processeur VIA C7-M, et l'autre... est le Samsung NP-Q1.
Samsung NP-Q1 : un Steam Deck en 2006
Grâce à la récente vidéo publiée par la chaîne Budget-Builds Official sur YouTube, nous pouvons aujourd'hui explorer de près ce fascinant appareil.
Son matériel est composé d'un processeur Intel Celeron ULV à 900 MHz, d'un disque dur ZIF de 1,8 pouces et 40 Go de capacité, de 512 Mo de mémoire RAM DDR2 (cette unité a été mise à jour à 2 Go), d'un graphique Intel GMA 900, d'un écran de 7 pouces à 800 x 480 pixels avec deux modes alternatifs, et d'une connectivité impressionnante allant d'un module WiFi et d'un emplacement CompactFlash à une sortie VGA, Ethernet, Bluetooth et deux ports USB.
Au-delà de l'ancienneté de cette configuration matérielle, ce qui a vraiment causé d'énormes maux de tête, c'était le logiciel. En utilisant une version spéciale de Windows XP Tablet Edition, ajoutée au manque de fichiers officiels sur le site de Samsung, Budget-Builds Official a fini avec une installation mutante qui combine anglais, français et russe. Il faut néanmoins reconnaître que le support technique de Samsung a répondu à son appel, qui a duré 55 minutes.
Pour finir, ses benchmarks étaient basés sur Quake 3 Arena, Morrowind, le premier Unreal, et le fameux Half-Life. Sauf pour Morrowind (qui n'a jamais dépassé les 30 FPS), le reste des jeux présentait un framerate plus qu'acceptable, ce qui est surprenant considérant que le Samsung NP-Q1 n'a jamais été promu comme un équipement orienté vers le gaming.
Si le Steam Deck est si populaire de nos jours et que le marché se remplit d'alternatives et de concurrents directs, est-il farfelu de penser à un « retour » pour l'UMPC, avec des modèles qui surpasseraient en performances et en fonctions les tablettes actuelles ? Les commentaires sont ouverts.