Il faut remonter sept ans en arrière pour retrouver notre première référence à OpenStreetMap, une sorte de «Wikipédia des cartes» à laquelle chacun peut participer. Les cartes d'OpenStreetMap ont gagné en quantité et en qualité, mais le projet annonce maintenant OpenStreetView, une plateforme grâce à laquelle il sera possible de collaborer de manière plus directe en partageant des images et des vidéos de nos trajets, à l'aide d'applications open source compatibles avec iOS et Android.
OpenStreetMap, une alternative crédible à Google Maps
En dépit de l'erreur occasionnelle, Google Maps est sans conteste la solution de cartographie la plus avancée du Web, et grâce à Google Street View, nous avons pu découvrir des régions directement inaccessibles pour la plupart d'entre nous. Google propose plusieurs ressources pour intégrer ses cartes à de nombreux services, mais cela ne change pas le fait que nous avons affaire à un service propriétaire, et toute suggestion ou modification faite par l'utilisateur peut prendre des semaines pour être approuvée. J'ai essayé à plusieurs reprises de signaler à Google Maps des erreurs sur les arrêts de bus près de chez moi, mais au troisième essai sans réponse, j'ai décidé de ne plus perdre de temps. Ceux qui souhaitent une alternative à Google Maps pour des raisons techniques ou philosophiques ne doivent pas oublier qu'OpenStreetMap existe, une sorte de «Wikipédia des cartes». De nombreuses années d'efforts et de collaboration mondiale ont donné naissance à des cartes de très bonne qualité, mais le projet est prêt à franchir le pas suivant : OpenStreetView.
OpenStreetView, un projet ouvert et collaboratif
Si le nom vous semble similaire à Google Street View, c'est parce qu'ils partagent le même objectif, à la différence qu'OpenStreetView cherche à préserver l'esprit ouvert et collaboratif qui a placé OpenStreetMap dans sa position actuelle. La plateforme dispose d'une page web officielle (lien en fin d'article), de deux applications open source compatibles iOS et Android, d'un éditeur de cartes spécialisé, d'un plugin pour l'éditeur JOSM, et à l'avenir, ajoutera le support d'un autre éditeur important d'OpenStreetMap, iD. Ceux qui souhaitent commencer dès maintenant doivent savoir que les comptes OpenStreetMap et OpenStreetView sont liés, et tout ce qui est stocké ne concerne que les données déclarées publiques sur OpenStreetMap. Les applications se téléchargent dans les boutiques respectives, bien que les utilisateurs d'Android puissent obtenir l'APK directement s'ils le souhaitent.
Enregistrer et partager vos trajets
L'enregistrement des trajets est partagé (manuellement ou automatiquement) une fois que l'appareil se connecte au Web via WiFi, mais il n'est pas obligatoire de prendre la voiture, on peut aussi enregistrer des données en marchant ou à vélo. L'option avancée d'OpenStreetView consiste à lier l'application mobile à un dongle OBD2 Veepeak Mini, qui coûte en moyenne 20 euros. On s'attend à ce qu'à l'avenir, la liste des modules compatibles soit beaucoup plus grande, et même avec ce détail, OpenStreetView est déjà un projet assez avancé, sans oublier qu'il est virtuellement open source et que l'utilisateur a toujours le contrôle des données qu'il décide de partager.