D'une manière ou d'une autre, tous les passionnés de matériel ont entendu parler de la gamme VAIO d'ordinateurs Sony, et certains de ses appareils ont même déjà été entre nos mains. Mais d'où vient-elle exactement ? Colin, de la chaîne This Does Not Compute, a réussi à obtenir un Sony VAIO PCG-505G, le premier ordinateur portable de cette famille sur le marché international, et a décidé de le restaurer dans son état d'usine d'origine… mais avec plus de 25 ans au compteur, c'est plus facile à dire qu'à faire.
La série Sony VAIO a connu de tout : des ordinateurs de bureau, des tablettes PC, des tout-en-un, des HTPC, des machines étranges qui ressemblent à des prototypes, et chaque variante d'ordinateur portable que l'on puisse imaginer. Côté bureau, le modèle PCV-90 utilisait un design classique de « tour + moniteur », mais le premier portable VAIO nous rappelle que l'idée d'ordinateurs ultra-minces n'a rien de nouveau : en plus d'offrir un bon rapport qualité-prix, le Sony VAIO PCG-505G SuperSlim ne dépassait pas 24 millimètres d'épaisseur et pesait moins de 1,5 kilogramme. Colin, de la chaîne This Does Not Compute, en a obtenu un et a partagé son processus de restauration :
PCG-505G SuperSlim : Le premier portable VAIO en Occident
Ce modèle particulier possède un processeur Intel Mobile Pentium MMX à 233 MHz, 32 méga-octets de RAM et un disque dur de 2,1 giga-octets. Malgré sa taille compacte, le PCG-505G ne sacrifie pas les capacités d'expansion : il dispose d'un emplacement PC Card, d'un port infrarouge, d'un réplicateur de ports (qui ajoute clavier et souris PS/2, VGA, LPT et série), d'un connecteur pour lecteur de disquette externe, d'USB, de FireWire, d'entrées et sorties audio. En fait, l'écran comprend des points de contact pour les haut-parleurs stéréo que Sony proposait en option, et un stylet caché.
Comme prévu, le temps a fait son œuvre : la batterie était épuisée (ce qui empêchait également l'allumage de l'appareil), l'écran avait subi des dommages et le disque dur était hors de combat. Colin a réussi à trouver un remplacement pour le panneau LCD en ligne (et à bon prix), mais en installant un nouveau disque dur, il a découvert le classique limite de 8,4 giga-octets des anciens BIOS. En même temps, les appareils VAIO sont extraordinairement capricieux avec leurs disques de récupération, et le PCG-505G n'a pas fait exception. Colin a dû utiliser une version modifiée pour copier les fichiers (longue vie à Internet Archive)... et réessayer plusieurs fois (à cause de trois lecteurs optiques incompatibles et d'un problème avec les partitions).
Honnêtement, voilà des choses que nous ne regrettons pas des ordinateurs VAIO : d'un côté, Sony a publié d'excellentes informations de maintenance pour ses machines, et de l'autre, il a transformé la recherche de pilotes et d'images de restauration en un cauchemar. Malgré tout, Colin a fait un excellent travail, et le PCG-505G SuperSlim est revenu à la vie. La batterie épuisée et la version originale de Windows 98 sont des épines dans le pied, mais nous avons vu pire.
(Note de la rédaction : Techniquement, le premier portable VAIO de l'histoire fut le PCG-505 standard, qui n'est jamais sorti du Japon.)