Selon les récits du New York Times et de l’AFP, les parents d’une adolescente de 13 ans de Caroline du Nord ont déposé une plainte contre Google en Californie le 2 novembre 2026. La plainte allègue que les fonctions d’intelligence artificielle de Google Search, utilisées sur le Chromebook scolaire de l’élève, ont contribué à une grave crise psychologique et à des pensées suicidaires.
La plainte vise l’IA intégrée à Google Search
La fonction concernée est AI Mode, intégrée à Google Search, et non l’application Gemini prise séparément. Les articles rapportent que l’élève aurait échangé des milliers de messages avec AI Mode, parfois tard le soir. La plainte affirme aussi que Google n’aurait pas alerté l’école ni les parents de signes de risque.
Search restait accessible malgré le blocage de Gemini
Selon l’AFP, l’établissement avait bloqué l’accès à Gemini et à ChatGPT, mais l’élève pouvait toujours utiliser Google Search. Les restrictions rapportées portaient donc sur ces applications autonomes, tandis que la fonction d’IA intégrée au moteur de recherche restait accessible.
Deux volets distincts concernant les alertes
Le système de surveillance scolaire aurait analysé les textes et les recherches des élèves. Il aurait signalé un document intitulé Funeral le 17 mars, après quoi l’établissement aurait prévenu les parents. La plainte formule séparément l’allégation selon laquelle Google n’aurait pas averti l’école ou la famille de signaux de risque liés aux échanges avec AI Mode.
Les récits distinguent l’alerte attribuée au système scolaire de l’absence d’alerte que la plainte reproche à Google.
Google dit avoir intégré des protections
José Castañeda, porte-parole de Google, a déclaré que l’entreprise examinait les allégations et que les fonctions d’IA de Search comportaient des protections contre l’automutilation et les tentatives de contournement des garde-fous. Andrew Liddell, avocat de la famille, a contesté leur suffisance.