Un projet de nouveau volet tarifaire américain sur les semi-conducteurs, rapporté le 8 octobre 2026 à partir de sources gouvernementales sud-coréennes, pourrait lier les exemptions à la production réalisée aux États-Unis. L’administration Trump préparerait ce dispositif, susceptible d’accroître la pression sur Samsung Electronics et SK hynix.
Washington préparerait des exemptions liées à la production américaine
Selon le projet rapporté, les entreprises pourraient bénéficier d’exemptions en fonction de leur capacité de production aux États-Unis. Samsung Electronics et SK hynix figurent parmi les fabricants concernés par ces pressions ; les deux entreprises construisent déjà des installations de production américaines.
Un extrait publié le 2 septembre montre Howard Lutnick évoquant l’élaboration d’un cadre tarifaire pour les puces.
Le modèle taïwanais rapporté prévoirait des quotas liés aux capacités
Pour le modèle taïwanais décrit, les volumes d’importations exonérées de droits pourraient atteindre jusqu’à 2,5 fois la nouvelle capacité de production aux États-Unis pendant la construction des sites, puis 1,5 fois une fois ceux-ci achevés. Le mécanisme lierait ainsi le volume importable sans droits à la capacité de production américaine.
NeoTeo a déjà couvert les pistes explorées par SK hynix et Intel autour d’une éventuelle production de mémoire aux États-Unis, dans son précédent article sur le sujet.
Le droit de 25 % vise certaines puces avancées
Une proclamation présidentielle du 14 janvier 2026 a établi un droit de douane ad valorem de 25 % — calculé en pourcentage de la valeur en douane — sur certaines puces de calcul avancé et certains produits dérivés. La mesure est entrée en vigueur le 15 janvier 2026 et ne concerne que les produits visés par la proclamation de la Maison-Blanche.
Les exceptions prévues couvrent notamment les centres de données situés aux États-Unis, les réparations ou remplacements sur place, la recherche-développement américaine, les jeunes entreprises, les usages grand public hors centres de données, certaines applications civiles et industrielles ainsi que les applications du secteur public. Le secrétaire au Commerce peut également déterminer que d’autres usages sont admissibles.