Dans un récit publié le 5 octobre 2026, David Gewirtz explique comment il a transformé une collection d’icônes Mac anciennes en Icon Gallery ’97 avec Claude et Claude Code. Il affirme n’avoir écrit aucun code, mais décrit 502 directives, des tests, du débogage et plusieurs tâches de préparation avant l’envoi de l’application à Apple.

D’une archive d’icônes à une app Mac

L’idée est née d’une ancienne collection d’icônes. En 1997, l’entreprise de Gewirtz avait créé une série en trois volumes réunissant plus de 2 000 icônes couleur de 32 × 32 pixels, raconte-t-il. Plus tard, il a récupéré un fichier Macromedia Director contenant 2 338 icônes.

Selon Gewirtz, Claude a extrait plus de 2 000 images PNG du fichier en quatre minutes et en 30 étapes. Il a ensuite imaginé une application pour parcourir et redimensionner cette collection. Le projet a pris forme avec Claude Desktop pour la réflexion et Claude Code pour le développement.

502 directives et quatre jours d’interaction active

Gewirtz dit avoir transmis à Claude Code 502 directives individuelles au cours de quatre jours actifs. Il précise qu’il ne s’agissait pas de quatre journées de travail à temps plein. Il affirme aussi n’avoir écrit aucune ligne de code lui-même.

L’application a évolué au-delà de la consultation et du redimensionnement : elle permet aussi de recolorer les icônes, de les enregistrer en favoris ou dans des collections, et de les exporter, notamment comme émojis pour Slack. Gewirtz indique que l’application réunissait 2 146 icônes. Le fichier récupéré et l’application correspondent à deux étapes distinctes du projet.

Les icônes peuvent être redimensionnées de 32 × 32 à 1 024 × 1 024 pixels, selon son récit. Pour des images en pixels, l’agrandissement par paliers permet de conserver des contours nets plutôt que de les rendre flous.

Tests, protection des fichiers et débogage

Gewirtz raconte avoir regroupé les icônes dans un fichier unique chiffré, puis les avoir déchiffrées à la demande. Pour vérifier le fonctionnement de cette protection, il a corrompu des copies et comparé les fichiers obtenus après déchiffrement aux originaux.

Le défilement a aussi ralenti lorsque l’application devait produire des aperçus à partir d’images en pleine résolution. Gewirtz dit avoir repéré un autre problème dans un chemin de code où une demande de redimensionnement entraînait 482 reconstructions de la fenêtre. Ces anomalies ont demandé des tests et des corrections au fil du développement.

Préparer et soumettre l’application

Le travail de publication a lui aussi mobilisé du temps. Gewirtz rapporte avoir retiré un logo Caterpillar, un visage ressemblant à Charlie Brown et des icônes de coups de feu avant l’examen de l’application. Il explique que Claude l’a incité à établir que son entreprise avait créé les visuels et que son activité actuelle en était le successeur juridique.

Les visuels promotionnels de l’App Store lui ont pris trois jours. Il dit les avoir réalisés à la main dans Photoshop après que Claude, Gemini et ChatGPT n’ont pas produit de résultats qui lui convenaient.

Selon Gewirtz, il a imaginé l’application le 20 septembre, l’a envoyée à Apple le 27 septembre et a reçu son acceptation quatre jours plus tard. Il raconte également qu’après 21 envois sur TestFlight un mercredi, Apple a refusé le 22e et exigé une journée d’attente.

Dans ce projet, ne pas écrire soi-même le code n’a donc pas supprimé le travail de cadrage et de validation : Gewirtz a décrit des centaines de directives, des problèmes à repérer et à corriger, ainsi que la préparation des éléments nécessaires à la publication.