Donald Trump a demandé à Google de revoir son projet d’infrastructures en Finlande le 14 septembre 2026. Le président américain a affirmé que les difficultés d’obtention de permis aux États-Unis avaient poussé l’entreprise à construire à l’étranger. Le programme finlandais prévoit au moins 13 milliards d’euros d’investissements en 2027 et 2028.
Cette critique politique intervient alors que Google prépare une expansion comprenant trois nouveaux centres de données, l’agrandissement d’un site existant et plusieurs infrastructures énergétiques. La construction est prévue en 2027 et 2028.
Ce qui a changé depuis l’annonce de Google
Google a annoncé son investissement finlandais le 9 septembre 2026. Cinq jours plus tard, Donald Trump a demandé à l’entreprise de revenir sur son choix et a présenté les procédures d’autorisation américaines comme la raison de ce développement en Finlande.
Cette prise de position ne change pas le calendrier prévu pour les installations finlandaises. Le projet reste structuré autour de nouveaux sites à Kajaani, Muhos et Vaala, ainsi que de l’extension du centre de données de Hamina.
Ce que comprend le projet finlandais
Le programme ne se limite pas à l’ajout de serveurs. Il associe centres de données, énergie, réseau et partenariats locaux :
| Composant | Lieu ou portée | Chiffre, capacité ou durée | Date ou condition |
| Nouveaux centres de données | Kajaani, Muhos et Vaala | 3 sites | Construction prévue en 2027–2028 |
| Extension d’un site existant | Hamina | Centre de données de Google | Prévue en 2027–2028 |
| Investissement global | Finlande | Au moins 13 milliards d’euros | Investissement prévu en 2027–2028 |
| Contrat d’achat d’électricité | Google, Fortum et la centrale de Loviisa | 22 ans | Début prévu en 2028 ; jusqu’à 50 % de la capacité de Loviisa entre 2030 et 2049 |
| Batterie | Près de Kajaani | 94 MW | Mise en service prévue fin 2027 |
| Éolien terrestre | Finlande | 629 MW de nouvelles capacités | Soutien prévu pour le réseau finlandais |
| Partenariats locaux | Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala | 31 millions d’euros | Programme prévu sur quatre ans |
Google prévoit d’utiliser cette infrastructure pour ses services Gemini, Search, Maps et YouTube. Le programme comprend aussi une formation aux compétences liées à l’intelligence artificielle pour plus de 4 400 travailleurs et une formation d’un an pouvant accueillir jusqu’à 100 étudiants finlandais.
Le site de Hamina s’inscrit dans une présence plus ancienne de Google en Finlande : l’entreprise a acquis une ancienne papeterie en 2009 et y a ouvert son premier centre de données finlandais en 2011.
L’énergie est au cœur de l’expansion
Les centres de données destinés à l’IA nécessitent une alimentation électrique importante, des connexions réseau rapides et des raccordements adaptés au système électrique. Le projet réunit ces éléments dans plusieurs régions finlandaises.
Fingrid est associé aux raccordements au réseau de transport. Elisa intervient pour la connectivité et Nokia pour les réseaux optiques et IP. Le volet énergétique combine le contrat lié à Loviisa, le développement éolien et la batterie prévue près de Kajaani.
Loviisa : un contrat d’électricité, pas un achat de centrale
Google ne devient pas propriétaire de la centrale nucléaire de Loviisa. Le projet prévoit un contrat d’achat d’électricité, ou PPA, conclu avec Fortum et lié à la production de la centrale.
L’accord doit commencer en 2028 avec une capacité plus limitée. La part contractuelle de Google doit ensuite atteindre jusqu’à 50 % de la capacité totale de Loviisa entre 2030 et 2049. La durée prévue du contrat est de 22 ans.
Batterie et éolien : deux mesures différentes
La batterie prévue près de Kajaani affiche une puissance de 94 MW. Cette valeur décrit la puissance que le système peut fournir, mais pas la quantité totale d’énergie stockée ni la durée d’alimentation.
Les 629 MW associés à l’éolien terrestre désignent une capacité de production nouvelle destinée au réseau finlandais. Ces deux chiffres ne mesurent donc pas la même chose : l’un concerne la puissance d’un système de stockage, l’autre la capacité de production éolienne.
Des retombées économiques encore projetées
Google projette plus de 37 000 emplois soutenus pendant la phase initiale de construction, dont environ 16 000 dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. L’entreprise estime également que le programme contribuerait en moyenne à hauteur de 3,6 milliards d’euros par an au PIB finlandais en 2027 et 2028.
Pour la phase d’exploitation, Google projette environ 7 000 emplois soutenus chaque année. Ce total inclut les emplois sur site, ceux des fournisseurs et ceux liés aux dépenses locales.
Ces chiffres correspondent aux retombées attendues du projet et non à des résultats déjà réalisés.
Le calendrier prévu
La construction des trois nouveaux centres de données et l’extension de Hamina sont prévues en 2027 et 2028. La batterie de 94 MW près de Kajaani doit entrer en service fin 2027. Le contrat d’achat d’électricité lié à Loviisa doit commencer en 2028, avant la montée prévue de la part contractuelle entre 2030 et 2049.
La controverse lancée par Donald Trump ajoute un volet politique à un programme dont les prochaines étapes portent sur les bâtiments, les raccordements au réseau, les capacités éoliennes et les infrastructures énergétiques en Finlande.