Le 1er novembre, WIRED rapportait que le bureau de Kathy Hochul examinait encore un projet de loi distinct adopté par la législature en juin et que la gouverneure ne l’avait pas signé à cette date. Le décret exécutif signé par Hochul le 14 juillet est une mesure séparée : il suspend certains permis environnementaux discrétionnaires pour de nouveaux centres de données hyperscale, le temps que l’État prépare des normes.

Ce que le décret met en pause

Entretien en anglais d’ABC News : Kathy Hochul explique le décret et le seuil de 50 MW.

Le Department of Environmental Conservation (DEC), l’agence environnementale de l’État, doit suspendre les permis discrétionnaires qui n’étaient pas déjà déclarés complets. Le Department of Public Service (DPS) a été chargé de préparer une étude générale d’impact environnemental sur la demande d’énergie, l’utilisation et la qualité de l’eau, ainsi que la qualité de l’air. Le bureau de la gouverneure a indiqué que la pause pourrait durer jusqu’à un an et prendrait fin lorsque les normes seraient achevées.

Dans un entretien avec ABC News, Hochul a décrit un seuil de 50 MW et précisé que les installations plus petites, notamment celles liées à la recherche et aux universités, ne seraient pas concernées. Reuters rapportait que le décret visait les centres consommant au moins 50 MW.

Le décret confiait aussi à Empire State Development la publication, sous 60 jours, d’un cadre d’investissement communautaire destiné à guider les négociations locales. Il devait notamment porter sur les infrastructures, la garde d’enfants, l’embauche locale et la formation professionnelle. De son côté, le DPS devait étudier des moyens de protéger les usagers du réseau électrique, dont la création possible d’un New York Grid Acceleration Fund.

Le décret et le projet de loi ont des seuils différents

Les deux mesures ne prévoient pas le même seuil ni le même mécanisme. Reuters rapportait que le projet de loi adopté en juin visait les centres consommant plus de 20 MW et prévoyait une année de moratoire. NEWS10 avait rapporté son adoption par la législature ; WIRED indiquait le 1er novembre que le texte restait à l’examen du bureau de Hochul.

MesureSeuil de consommation rapportéMécanismeDurée prévue
Décret exécutif de Kathy HochulAu moins 50 MWPause de permis environnementaux discrétionnaires non déjà déclarés complets, pendant la préparation des normesJusqu’à un an
Projet de loi adopté par la législaturePlus de 20 MWMoratoire distinct assorti d’exigences supplémentaires d’examen environnementalUn an

Pourquoi l’opposition locale persiste

Dans un article publié le 1er novembre, WIRED rapportait qu’Adrienne Yocina s’opposait depuis deux ans à un projet proposé de 600 MW dans l’ouest du comté de Genesee, près de la réserve de la Tonawanda Seneca Nation et d’un refuge fédéral pour la faune. Le groupe de Yocina réfléchissait alors à d’autres usages possibles du site.

La question de la capacité et des retards de projets a fait l’objet d’un article distinct de NeoTeo sur les estimations liées aux moratoires américains et au décret de New York. Ici, le sujet est le périmètre administratif du décret et le débat local autour des nouveaux projets.

Sondages et dépenses publicitaires : deux mesures différentes

Dans un sondage de Quinnipiac University, 53 % des personnes interrogées faisaient davantage confiance à Hochul qu’à Bruce Blakeman pour gérer l’IA et les centres de données ; 31 % faisaient davantage confiance à Blakeman. Ces chiffres portent sur la confiance envers les candidats. Ils ne mesurent pas la position des répondants sur le décret. Quinnipiac University a publié la fiche de son sondage.

Un sondage du Siena Research Institute, publié le 23 septembre auprès d’électeurs probables de l’État de New York, posait une autre question : 63 % des personnes interrogées, et 75 % des démocrates de l’État, disaient qu’elles s’opposeraient à un centre de données dans leur secteur après la fin du moratoire. Le Siena Research Institute a publié ces résultats.

Le 29 octobre, le Pew Research Center a publié une analyse des publicités politiques américaines sur Facebook et Instagram qui mentionnaient les centres de données. Les dépenses associées à ces annonces atteignaient 12 millions de dollars américains pour la période du 27 juillet au 24 octobre 2026. Ce montant concerne l’activité publicitaire ; les sondages de Quinnipiac et du Siena Research Institute portent, eux, sur les réponses des personnes interrogées. L’analyse du Pew Research Center précise la période et les plateformes étudiées.

Une installation répertoriée à Manhattan

Digital Realty répertorie son centre de données JFK12 au 60 Hudson Street, à Manhattan. La fiche de l’opérateur situe cette installation existante dans la ville.