Les essais de Tom Warren, Zac Bowden et Lori Grunin, publiés le 16 octobre 2026, décrivent le Surface Laptop Ultra comme une machine spécialisée : son NVIDIA RTX Spark N1X se distingue surtout pour les charges graphiques et l’IA locale, mais les usages concrets peuvent demander des réglages et l’autonomie varie fortement selon le travail effectué. Dans les mesures CPU publiées par Tom Warren, le MacBook Pro M5 Max obtient de meilleurs résultats.
Microsoft a annoncé le Surface Laptop Ultra le 31 mai 2026. Cet ordinateur de 15 pouces associe un écran tactile mini-LED de 3 270 × 2 180 pixels à une fréquence de 120 Hz et une puce NVIDIA RTX Spark N1X fondée sur l’architecture Arm. Microsoft présente l’appareil et ses caractéristiques.
IA locale : une puissance qui demande des réglages
Sur sa configuration de 128 Go de mémoire et 1 To de stockage, Tom Warren a essayé les outils Hermes et OpenClaw avec le modèle Qwen3.8-27B. L’IA locale exécute les modèles sur l’ordinateur plutôt que de transmettre les tâches à un service distant. Mais les essais de Warren montrent que disposer d’un GPU puissant ne suffit pas à rendre ces flux de travail immédiatement simples : OpenClaw a nécessité une réinstallation pour corriger un problème de passerelle, et une conversion de photos a pris plusieurs minutes. Tom Warren détaille ces essais et leurs résultats.
Une tentative de création d’un tableau de bord domotique a échoué après 30 minutes. Le testeur estime que la machine peut davantage convenir à des agents laissés en fonctionnement longtemps ou à des tâches sur de grands jeux de données qu’à des demandes simples, souvent traitées plus vite par des modèles en ligne gratuits. Pour tirer parti de l’ordinateur, il faut donc accepter de choisir ses outils et de régler leur fonctionnement. La mémoire compte aussi : le modèle d’entrée de gamme dispose de 24 Go, contre 128 Go sur la configuration testée par Warren, ce qui réduit le choix de modèles locaux utilisables selon son analyse.
Pour replacer la puce dans son contexte, retrouvez aussi notre article sur les essais d’IA et d’autonomie du NVIDIA RTX Spark et notre analyse des benchmarks du NVIDIA RTX Spark N1X.
Jeux : des résultats propres à chaque titre
Sur son modèle de 128 Go, Tom Warren a mesuré 70 images par seconde dans Black Myth: Wukong, en résolution native de 3 270 × 2 180 pixels, avec les réglages moyens et DLSS en mode Performance. Il a relevé 66 images par seconde dans Cyberpunk 2077, avec les réglages moyens et DLSS Performance, et 57 images par seconde dans Forza Horizon 6.
Les résultats varient d’un jeu à l’autre. Dans Gears of War: E-Day, Warren a mesuré 40 images par seconde avec les réglages moyens et 48 avec les réglages bas, DLSS Performance activé dans les deux cas. Doom: The Dark Ages a atteint 60 images par seconde avec les réglages bas et DLSS Performance. Le testeur signale aussi des limites d’émulation pour certains jeux sur cette plateforme Arm : ces chiffres ne prédisent donc pas les performances de chaque titre ni celles de toutes les configurations.
Autonomie : la charge de travail change la donne
Les durées relevées par les trois testeurs correspondent à des configurations, des charges et des méthodes différentes. Elles donnent des repères pour des usages distincts, plutôt qu’un résultat unique applicable à tous les scénarios.
| Essai rapporté | Configuration et charge | Durée observée |
| Zac Bowden, Windows Central : test Procyon | Configuration de 128 Go/1 To, test d’autonomie Procyon | Environ 14 heures |
| Zac Bowden, Windows Central : usage courant | Configuration de 128 Go/1 To, utilisation réelle | Près de 10 heures |
| Lori Grunin, CNET : test d’autonomie | Configuration de 32 Go/1 To | Environ 10,5 heures |
| Tom Warren, The Verge : charge soutenue | Configuration de 128 Go/1 To, IA locale, applications et jeux | Environ 7 heures |
| Tom Warren, The Verge : usage moins intensif | Configuration de 128 Go/1 To | 10 heures ou plus |
Zac Bowden rapporte les résultats Procyon et son estimation en usage courant, tandis que Lori Grunin décrit son essai sur la configuration de 32 Go. Bowden prévient également que les tâches sollicitant fortement le GPU peuvent réduire de moitié l’autonomie. CNET a, de son côté, observé jusqu’à environ 40 % d’écart de performances CPU selon le mode d’alimentation sur son exemplaire. Pour une journée dominée par l’IA ou le jeu, les estimations les plus légères ne sont donc pas le bon repère.
Face au MacBook Pro M5 Max : des résultats contrastés
Tom Warren a comparé son Surface Laptop Ultra de 128 Go/1 To à un MacBook Pro 16 pouces équipé d’une puce M5 Max, de 128 Go de mémoire et d’un SSD de 4 To. Ses scores favorisent le MacBook Pro aux tests CPU de Geekbench 6, tandis que le Surface obtient le meilleur résultat au test Procyon de génération d’images parmi ces deux machines.
| Mesure publiée par Tom Warren | Surface Laptop Ultra (20 cœurs CPU, 6 144 cœurs GPU, 128 Go/1 To) | MacBook Pro 16 pouces (M5 Max, 128 Go/4 To) |
| Geekbench 6, CPU en monocœur | 2 864 | 4 330 |
| Geekbench 6, CPU en multicœur | 19 030 | 29 143 |
| Procyon, génération d’images | 1 444 | 852 |
| Export 4K dans Premiere Pro | 2 min 18 s | 1 min 10 s |
Le parcours d’export n’était pas identique : sur le Surface, Warren a utilisé l’outil d’export de Premiere Pro après l’échec d’une version bêta Arm de Media Encoder. Pour ces deux configurations et les tests rapportés, le MacBook Pro prend l’avantage en CPU et termine plus vite cet export, tandis que le Surface mène au score Procyon de génération d’images.