Une restriction de vitesse qui aurait affecté la connectivité militaire ukrainienne à partir du 14 octobre a perturbé des opérations de drones, selon des comptes rendus publiés en octobre. Le 21 octobre, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a distingué Starlink, service commercial, de Starshield, produit de défense distinct. Les récits sur l’origine de la décision divergent.
Des limites signalées pendant les opérations de drones
Un compte rendu attribué à l’Associated Press décrit une coupure de connexion lorsque le terminal de communication se déplaçait à plus de 160 km/h. Volodymyr Zelenskyy a, pour sa part, déclaré que des équipements cessaient de fonctionner à des vitesses comprises entre 130 et 161 km/h, selon les secteurs du front. Ces deux chiffres désignent des conditions rapportées séparément.
Zelenskyy a également décrit en anglais les effets opérationnels des restrictions sur les drones intercepteurs ukrainiens. Dans son témoignage, il explique que le ralentissement de leur déplacement compliquait l’interception de drones russes à réaction.
Starlink et Starshield, deux produits distincts selon Marco Rubio
Le 21 octobre, Marco Rubio a présenté Starlink comme un service commercial qui peut être utilisé pour guider des drones, mais qui n’est pas en lui-même un système militaire. Il a décrit Starshield comme un produit de défense distinct, vendu et exploité par l’intermédiaire du ministère de la Guerre des États-Unis.
Cette distinction précise le cadre décrit par le secrétaire d’État, sans trancher la question de la décision. Rubio a déclaré que le président américain et les responsables de l’administration n’avaient pas demandé de changement et qu’il n’avait connaissance d’aucune information préalable.
Des récits opposés sur l’origine de la décision
Un récit attribué au Wall Street Journal, relayé par Ars Technica et Infobae, attribue la décision finale à Elon Musk. Un compte rendu antérieur de Reuters, cité par Ars Technica, situe l’ordre au sein de la Maison-Blanche. Ces versions donnent des origines différentes à la restriction.
Le 14 octobre, Musk avait écrit que les limites de vitesse ou d’utilisation de Starshield étaient décidées par l’armée américaine et, en dernier ressort, par le président. Donald Trump a nié le 16 octobre avoir ordonné le ralentissement. Le 19 octobre, il a déclaré ne pas savoir qui l’avait ordonné et vouloir le découvrir.
La présidence ukrainienne évoque un rétablissement
Le 20 octobre, après un échange entre Volodymyr Zelenskyy et Marco Rubio, le bureau du président ukrainien a indiqué que la situation de Starlink et Starshield devait être rétablie.