Le 16 octobre 2026, la BBC a rapporté qu’un responsable américain anonyme avait nié que Donald Trump ait demandé la restriction de Starlink en Ukraine. La veille, huit sénateurs — quatre démocrates et quatre républicains — avaient demandé à l’inspecteur général du département américain de la Défense d’examiner les perturbations signalées des services Starlink et Starshield, ainsi que des problèmes de partage du renseignement. La lettre et le communiqué de la commission des affaires étrangères du Sénat précisent le périmètre de la demande.
Les restrictions rapportées touchaient des terminaux en mouvement
Starlink est le service commercial d’accès à Internet par satellite exploité par SpaceX ; Starshield est un service de communications à vocation militaire. Dans un article publié le 15 octobre, Kyiv Post rapportait que la connectivité s’améliorait pour les terminaux se déplaçant à moins d’environ 160 km/h, tandis que la restriction persistait pour ceux qui allaient plus vite. Ce chiffre concerne la vitesse de déplacement des terminaux, et non le débit de la connexion. Le compte rendu de Kyiv Post attribuait ces informations à des responsables ukrainiens.
NeoTeo avait déjà relaté les signalements ukrainiens visant des terminaux militaires dans un précédent article sur les restrictions de Starlink.
Ce que les sénateurs demandent d’examiner
La lettre demande si des responsables américains ou des prestataires ont dirigé, autorisé ou approuvé des changements concernant le partage du renseignement, les capacités d’alerte ou les services Starlink et Starshield, et s’ils en avaient eu connaissance à l’avance. Elle demande aussi si les perturbations des communications et les problèmes d’alerte étaient liés, si les autorités ukrainiennes, l’ambassade des États-Unis à Kyiv et le personnel américain concerné avaient reçu un préavis suffisant, et quelles mesures correctives immédiates étaient prises.
Elon Musk avait déclaré que les systèmes Starshield étaient détenus et contrôlés par le gouvernement américain et que les limites de vitesse ou d’utilisation relevaient de l’armée américaine, puis du président. The Hill a rapporté ses propos. La lettre des sénateurs demande notamment d’examiner qui a dirigé ou autorisé les changements signalés.
Les signataires demandent également que soient conservés les communications, les dossiers contractuels, les directives techniques et la correspondance liés aux incidents. Ils ont sollicité une confirmation écrite de l’état de l’enquête et une première séance d’information au plus tard le 1er novembre 2026.