Dans une lettre envoyée à Gavin Newsom, gouverneur de Californie, au début d’octobre 2026, Anthropic a proposé que les tribunaux puissent bloquer des programmes d’intelligence artificielle présentant des risques graves. L’entreprise a aussi préconisé que les sociétés d’IA développent des dispositifs d’arrêt d’urgence et intègrent des auditeurs externes de sécurité auprès de leurs équipes. POLITICO a rapporté ces propositions le 27 octobre.

Ce qu’Anthropic a proposé à Gavin Newsom

Les mesures avancées couvrent trois leviers : une intervention possible des tribunaux, des dispositifs d’arrêt d’urgence développés par les entreprises et la présence d’auditeurs externes de sécurité aux côtés des salariés. Anthropic soutenait qu’un cadre californien de supervision doté de pouvoirs pourrait servir de modèle à d’autres États et alimenter les débats politiques à venir.

Cette prise de position prolonge le débat déjà présenté par NeoTeo sur la supervision publique de la sécurité de l’IA avancée.

Une décision distincte sur la désignation d’Anthropic

Le 27 août 2026, la juge fédérale Rita F. Lin a ordonné au gouvernement de lever l’interdiction liée à la désignation d’Anthropic comme risque pour la chaîne d’approvisionnement. Selon le compte rendu de Bloomberg repris par East Bay Times, la juge a estimé que cette désignation n’était pas suffisamment justifiée.

L’affaire portait sur la justification d’une désignation fédérale visant Anthropic; la lettre à Newsom proposait, elle, un pouvoir judiciaire de portée générale sur les programmes d’IA à risque. L’ordonnance n’obligeait pas le Department of War à utiliser les produits d’Anthropic et ne faisait pas obstacle à une transition légale vers d’autres fournisseurs.