Les tiques. Ces acariens maudits qui rendent nos animaux malades... et nous aussi. La liste des maladies associées aux tiques est longue, et dès que nous détectons leur présence, elles doivent être combattues sans répit, même s'il n'est jamais mauvais de mieux connaître l'ennemi.
Sa dépendance au sang pour se nourrir oblige la tique à « mordre » la peau de sa victime, mais à vrai dire, le mécanisme repose sur le creusement, l'excavation et la pénétration avec des outils dignes d'un film d'horreur.
Un avantage qu'a la tique est sa capacité à attendre pendant des mois entre deux repas. En fait, elle ne doit prélever du sang que trois fois dans toute sa vie (s'il s'agit d'une femelle), mais cet avantage est une épée à double tranchant, car si elle ne trouve pas de source de nourriture au moment précis, elle mourra.
Une question assez fréquente est de savoir comment les tiques localisent leurs victimes : c'est grâce au dioxyde de carbone que nous émettons. Une fois à bord, la tique peut mettre entre dix minutes et deux heures (selon l'espèce) pour trouver l'endroit idéal, et lorsqu'elle l'a trouvé, elle doit « sécuriser » sa position...
La morsure de tique
La première étape consiste à utiliser ses chélicères pour couper, déchirer et écarter la peau. Une fois le trou « terminé », la tique introduit son hypostome, l'élément principal de fixation, et commence à se nourrir.
Le sang s'accumule grâce à l'hémorragie causée par l'action des chélicères et de l'hypostome, mais sa salive contient des composants qui provoquent son accumulation sous la peau, dont un léger analgésique qui bloque la douleur et aide à masquer sa présence.
La nourriture de la tique s'étend de trois à dix jours, puis elle se laisse simplement tomber, tellement pleine de sang qu'elle a de sérieuses difficultés à se déplacer vers un endroit sûr.
Alors, que faire lorsque nous trouvons une tique ancrée ? Le Web regorge de recommandations comme brûler, tourner, noyer dans le vinaigre, l'alcool ou l'huile, piquer, ou même vernir la tique, mais la technique la plus efficace nécessite une pince à épiler pour saisir l'acarien aussi près que possible de la peau et l'extraire sans perdre de temps.