Les robots Amazon prennent en charge des tâches précises de transport et de manutention. À VGT1, un centre de Las Vegas, des salariés continuent de ranger, prélever et emballer les articles aux postes. Dans un reportage publié le 12 octobre 2026, Ars Technica estime à plus d’un million le parc de robots d’entrepôt d’Amazon, composé surtout d’unités mobiles. Les bras robotiques constituent un parc distinct, de l’ordre de quelques milliers d’unités.
Les robots n’ont pas tous la même tâche
Les unités mobiles acheminent des pods, des structures de stockage, jusqu’aux postes de travail. Parmi les bras robotiques, Robin trie des colis individuels, Cardinal les charge dans des chariots, Sparrow regroupe des articles dans des bacs et Vulcan prélève et range des produits à l’aide de capteurs de vision et de retour de force. DeepFleet, une suite de modèles d’intelligence artificielle, sert à coordonner les robots et à prévoir les congestions, selon les usages décrits par Amazon.
En juillet 2026, le directeur financier Brian Olsavsky a déclaré qu’Amazon prévoyait de plus que doubler son parc de bras robotiques au cours de l’année. Ce déploiement annoncé ne concerne pas l’ensemble du parc de robots mobiles. Vulcan, lui, avait commencé à fonctionner en 2025 dans des centres d’Amazon à Spokane, aux États-Unis, et à Hambourg, en Allemagne.
Amazon affirme que ses centres équipés de robotique avancée emploient généralement 30 % de personnes en plus dans les fonctions de fiabilité, de maintenance et d’ingénierie. Scott Dresser, vice-président d’Amazon Robotics, a également indiqué que le nombre de techniciens de maintenance robotique dans le réseau avait augmenté de plus de 30 %.
À VGT1, les robots rapprochent les stocks des postes
Dans un reportage publié le 26 août 2026, FOX5 Las Vegas rapporte que le centre VGT1 emploie environ 2 400 personnes et utilise des milliers de robots. Les images montrent des unités mobiles qui transportent les pods jusqu’aux postes, où les salariés rangent, prélèvent et emballent les produits. Un employé interrogé par FOX5 explique que le travail vient à lui et qu’il marche moins. Ce cas décrit un seul centre américain.
Les horaires peuvent aussi peser sur le quotidien. Un salarié du sud de la Californie, u/GunnerGunner1929, a raconté sur Reddit que le prélèvement lui semblait gérable, mais que les nuits de dix heures lui causaient une fatigue mentale. En cumulant cet emploi avec un second travail, il disait dormir environ trois heures et demie les jours où les horaires se chevauchaient. Il s’agit de son expérience personnelle.
L’étude relève des résultats différents selon les blessures
L’étude publiée dans ILR Review en avril 2025 comparait les centres robotisés aux centres traditionnels. D’après le compte rendu d’Ars Technica, elle s’appuyait notamment sur des données hebdomadaires recueillies de 2016 à 2019 dans plus de 150 entrepôts Amazon.
| Type de blessure | Écart rapporté dans les centres robotisés | Période des données |
| Blessures graves | 40 % de moins que dans les centres traditionnels | 2016–2019 |
| Blessures moins graves liées aux efforts répétitifs | 77 % de plus que dans les centres traditionnels | 2016–2019 |
Ces résultats sont des associations observées entre catégories de centres; ils ne suffisent pas, à eux seuls, à attribuer les écarts aux robots. Amazon a également déclaré que, depuis 2019, ses taux mondiaux d’incidents enregistrables et d’incidents avec arrêt s’étaient améliorés de 43 % et de 70 %. Ces indicateurs portent sur l’ensemble de l’entreprise, et non sur une comparaison entre centres robotisés et centres traditionnels.
Les projections concernent les recrutements futurs aux États-Unis
Dans un article publié le 21 octobre 2025, The New York Times rapportait que des documents internes d’Amazon projetaient plus de 160 000 recrutements américains en moins d’ici 2027 et 600 000 en moins d’ici 2033. Il s’agit de besoins d’embauche projetés, pas d’un décompte de postes déjà supprimés. Dans son reportage du 12 octobre 2026, Ars Technica indiquait qu’Amazon avait présenté ces documents comme le point de vue d’un groupe interne.