Fabriquer un casque VR peut désigner deux projets très différents : un support en carton pour smartphone, ou un casque PCVR avec écrans dédiés, capteurs et logiciel. Le premier mise sur une construction physique simple ; le second demande aussi du câblage, du micrologiciel et du calibrage. Le bon choix dépend donc de ce que vous voulez faire avec le casque.

Deux façons de fabriquer un casque VR

VoieÉléments principauxTravail décritUsage et logiciel mentionnés
Support pour smartphoneUn smartphone, un boîtier en carton et deux lentilles en plastique fabriquées maisonDécouper et assembler le boîtier, puis y installer le téléphoneUn support pour regarder des contenus avec un smartphone
Casque PCVRÉcrans et contrôleur dédiés, centrale inertielle (IMU), Arduino Pro Micro, lentilles, coque imprimée, sangle et coussinet facialCâbler les composants, configurer le micrologiciel, calibrer les capteurs et monter la coqueUn casque relié à un PC, utilisé avec SteamVR dans le montage de Tim Stevens

Le tutoriel de Design News sur les lunettes VR en carton décrit notamment un boîtier en carton, un smartphone et deux lentilles en plastique remplies d’eau. Le projet PCVR change d’échelle : ses écrans et son suivi reposent sur des composants électroniques distincts. Si votre objectif est surtout de fabriquer un support pour téléphone, inutile de partir d’emblée sur une coque imprimée et des capteurs.

Ce que demande le projet PCVR

Dans son article publié le 19 octobre 2026, Tim Stevens décrit un montage fondé sur deux écrans LCD de 2,9 pouces, chacun en 1440 × 1440 pixels, un contrôleur d’écran, une IMU, un Arduino Pro Micro et deux lentilles de 34 mm. L’ensemble comprend aussi une coque imprimée en 3D, une sangle et un coussinet facial.

Le README V2.0 du projet DIY VR de CNCDan détaille une autre configuration. Il énumère notamment deux modules NRF24L01, une boule de ping-pong, un interrupteur, des tiges, des bagues, des inserts filetés et des vis. Le montage décrit demande aussi de souder trois composants de surface et de câbler l’interrupteur de calibration, la LED de suivi et l’alimentation du contrôleur d’écran.

Les caractéristiques affichées par ce README restent propres à sa configuration : le projet annonce une résolution de 2880 × 1440p et une fréquence de 120 Hz. De son côté, le casque monté par Stevens fonctionnait à 60 Hz. Ces chiffres décrivent deux projets distincts, pas une configuration unique.

Procéder par étapes sur le montage PCVR

Le récit de Tim Stevens donne un ordre de travail utile pour son montage : tester les composants avant de les enfermer dans la coque, puis vérifier le capteur et le micrologiciel avant le montage final.

  1. Tester le câblage sur une plaque d’essai. Stevens recommande cette étape avant l’installation des composants dans la coque. Elle permet de travailler sur l’électronique avant de fixer les pièces dans l’espace réduit du casque.
  2. Relier l’IMU à l’Arduino pour les données et l’alimentation. Stevens conseille d’alimenter le contrôleur d’écran séparément, par USB, plutôt que de compter sur l’Arduino : les besoins des écrans peuvent dépasser ses capacités d’alimentation.
  3. Vérifier le modèle réel du capteur avant de choisir la cible du micrologiciel. La carte GY-91 reçue par Stevens était annoncée avec un MPU-9250, mais contenait un MPU-6500 sans magnétomètre. Modifier le micrologiciel pour ce capteur a corrigé son erreur de compilation ; il a ensuite signalé un suivi moins performant.
  4. Monter les écrans avec précaution, puis recalibrer. Les clips des boîtiers ont cassé les deux écrans LCD exposés de Stevens. Après avoir modifié les boîtiers, il a retenu les écrans avec du ruban de masquage fin. Le casque a aussi nécessité un nouveau calibrage après le changement d’orientation de l’IMU.

Ces étapes rendent visibles les dépendances du PCVR : un capteur dont la référence ne correspond pas au micrologiciel peut empêcher la compilation, tandis que l’installation physique peut fragiliser les écrans et imposer un nouveau calibrage.

Suivi et confort : des choix à prévoir

Un casque DIY ne fournit pas automatiquement un suivi à 6 degrés de liberté. Le montage de Stevens utilisait une IMU et présentait une dérive ; le README de CNCDan distingue le suivi à 3 degrés de liberté d’une configuration à 6 degrés passant par PSMoveServiceEX. Les manettes sans fil sont, elles, renvoyées à un projet séparé dans le README.

Stevens a rapporté une dérive persistante, des axes inversés et des recentrages fréquents dans iRacing. Il jugeait l’image acceptable pour une pratique occasionnelle, mais voyait les pixels. Il a aussi décrit la traction du câble et une pression sur le nez et les joues ; après environ 15 minutes, il était prêt à arrêter.

Pour son montage, Stevens a dépensé un peu moins de 180 dollars au départ, puis 239,93 dollars au total, dont 62 dollars pour remplacer les écrans cassés. Ce budget correspond à son projet et à ses achats, pas à un prix de vente en France ni à un tarif actuel garanti.