Le 15 octobre 2026, la Haute Cour de Nouvelle-Zélande a rejeté la demande de contrôle juridictionnel de Peter Goodricke au sujet de deux Tesla Model 3 accidentées puis réparées. Dans l’affaire Goodricke v Disputes Tribunal [2026] NZHC 3185, elle l’a condamné à verser à Tesla 26 827 NZ$ de frais, auxquels s’ajoutent 257,40 NZ$ de débours, soit 27 084,40 NZ$ au total.
Pourquoi le contrôle réussi n’a pas rétabli la recharge rapide
Les deux voitures avaient réussi l’inspection requise pour leur remise en circulation. Ce contrôle n’a pas rétabli leur accès à la recharge rapide DC, qui dépendait d’une évaluation de sécurité distincte proposée par Tesla.
Après que le registre de la New Zealand Transport Agency (NZTA), aussi appelée Waka Kotahi, a signalé les véhicules comme structurellement endommagés, Tesla les a classés comme non pris en charge. L’entreprise a transmis une mise à jour pour la première voiture le 26 août 2024, puis pour la seconde le 3 septembre. Les mises à jour ont pris effet lorsque Goodricke a connecté les voitures à son compte Tesla : le 30 octobre 2024 pour la seconde et le 29 janvier 2025 pour la première.
| Contrôle | Objectif | Résultat dans l’affaire Goodricke |
| Inspection de remise en circulation | Vérifier que le véhicule peut être réimmatriculé | Les deux Model 3 ont réussi l’inspection. |
| Inspection proposée par Tesla | Évaluer si la recharge rapide peut être rétablie sans risque | Tesla a proposé une inspection à 1 624,43 NZ$ par voiture. Le rétablissement dépendait de son évaluation de sécurité. |
Les réseaux concernés et la recharge encore possible
La restriction visait la recharge rapide DC sur les Superchargers Tesla comme sur les réseaux tiers. Les voitures pouvaient encore être rechargées sur une prise ordinaire, une opération qui pouvait prendre plusieurs jours.
Tesla invoquait le risque associé à une batterie haute tension endommagée et la difficulté de repérer certains dégâts internes. L’évaluation proposée devait permettre à Tesla de déterminer si la recharge rapide pouvait être rétablie sans risque. La somme de 1 624,43 NZ$ correspond à l’offre faite pour les voitures de Goodricke.
Ce que la Haute Cour a décidé
La procédure était un contrôle juridictionnel, qui examine la décision contestée sans rejuger l’ensemble du litige. Le Disputes Tribunal avait rejeté la demande de Goodricke le 22 septembre 2025, puis refusé une nouvelle audience le 12 novembre. Goodricke a ensuite saisi la Haute Cour, qui a estimé que ses arguments cherchaient essentiellement à remettre en cause le fond de la décision. Le juge David Boldt n’a pas non plus été convaincu que les mises à jour avaient fait perdre aux voitures leur qualité acceptable.
Le juge a précisé qu’une politique publiée sur un site ne suffisait pas, à elle seule, à autoriser la limitation de la recharge en l’absence de relation contractuelle entre Tesla et le propriétaire. Le jugement relève que les parties convenaient que Goodricke devait accepter les conditions de Tesla pour utiliser l’application, mais qu’aucune preuve sur ce point n’avait été présentée au juge.