Reuters a rapporté le 13 octobre 2026 qu’environ 400 scientifiques de 34 pays, dont Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, appelaient à créer un organisme international chargé d’encadrer les systèmes d’IA avancés capables d’opérations dans le domaine cyber. Leur proposition prévoit des normes de confinement, un registre des incidents de sécurité et une supervision indépendante, selon l’article de Reuters republié par Idaho Business Review.
Le mandat envisagé
L’organisme établirait des normes communes de confinement à l’échelle du secteur et tiendrait un registre des incidents de sécurité importants, qui pourrait être rendu public à terme. Le dispositif associerait ainsi des règles destinées à encadrer les modèles et un suivi des incidents liés à leur sécurité.
Geoffrey Hinton, signataire cité dans l’article, avait défendu le 6 octobre une proposition distincte de contrôle réglementaire avant la commercialisation des produits d’IA, présentée par NeoTeo dans un précédent article.
Des modèles isolés et une supervision indépendante
L’appel préconise d’isoler initialement les modèles de pointe des réseaux externes — une mesure souvent appelée « air gap » — et de leur appliquer une supervision indépendante. Il demande aussi aux organisations qui développent ou testent des modèles dotés de capacités cyber d’adopter immédiatement des mesures de confinement répondant à des exigences élevées.
Une proposition distincte des autres cadres
Environ un mois avant cet appel, Anthropic, OpenAI, Google, Meta, xAI et Nvidia avaient signé un accord de sécurité parrainé par la Maison-Blanche. Reuters le décrit comme volontaire et dépourvu de mécanisme formel d’application.
Un autre appel, distinct, a été lancé par 22 États et institutions en faveur de règles communes et du maintien d’une direction humaine pour l’IA, selon Naiz. Il envisageait également une institution internationale.
Dans l’Union européenne, l’article 14 du règlement sur l’IA prévoit, selon un décryptage de ses dispositions, une supervision humaine effective des systèmes à haut risque. Les personnes chargées du contrôle doivent pouvoir comprendre les limites du système, écarter ses résultats ou interrompre son fonctionnement; la supervision doit être proportionnée au risque et au degré d’autonomie du système.