Les premiers benchmarks du NVIDIA RTX Spark N1X dessinent un profil contrasté : le système testé s’illustre en IA locale et dans certains tests graphiques, mais ses résultats CPU et en jeu changent selon la charge. Les mesures concernent surtout un Microsoft Surface Laptop Ultra haut de gamme équipé d’un N1X à 20 cœurs, de 6 144 cœurs graphiques Blackwell et de 128 Go de mémoire unifiée. Elles ne résument donc pas les performances de chaque portable RTX Spark.
CPU et graphismes : des résultats à la carte
Dans les essais de HotHardware, le N1X se classe dans le tiers inférieur de Speedometer 3.1 et près du bas du classement dans PCMark 10 Applications. Cinebench 2026 raconte une autre histoire : le résultat multithread est solide, tandis que la performance sur un seul cœur reste en retrait face aux concurrents récents. Geekbench, avec ses tests plus courts, donne au contraire des résultats compétitifs en monocœur et parmi les meilleurs en multicœur. Ces benchmarks sollicitent le processeur de façons différentes ; aucun ne suffit à lui seul à résumer l’expérience quotidienne. HotHardware détaille ses résultats CPU et graphiques.
Le bilan est plus net dans certaines charges d’IA et de graphismes. HotHardware place le système en tête de ses tests UL Procyon de génération de texte par IA et de vision par ordinateur 2.0 ; dans ce dernier, le Snapdragon X2 Elite Extreme arrive 30 % derrière. Le N1X mène aussi les essais MLPerf Client consacrés à Flux 2 Klein 4B et aux tâches agentiques Qwen 8B, ainsi que les tests graphiques 3DMark Speedway et Steel Nomad Lite. Ces classements s’appliquent aux workloads testés, pas à toutes les tâches utilisant un GPU.
Les jeux confirment cette dépendance au logiciel. À 1080p, le N1X devance les systèmes comparés dans Cyberpunk 2077 avec le ray tracing réglé sur Low, mais passe derrière la Radeon 8060S dans The Talos Principle II, exécuté via l’émulateur PRISM.
IA locale : deux charges Qwen, trois systèmes
Les mesures AgentPerf-local publiées par Tom’s Hardware donnent au Surface Laptop Ultra les temps les plus courts parmi les trois systèmes testés pour ces deux charges Qwen. Les durées restent propres à chaque modèle et à la méthode employée : elles ne prédisent pas automatiquement les résultats d’une autre tâche d’IA.
| Charge AgentPerf-local | Microsoft Surface Laptop Ultra | MacBook Pro 14 pouces (M5 Max) | Ryzen AI Halo |
| Qwen 3.8-27B | 18,9 min | 24,74 min | 42,1 min |
| Qwen 3.6 35B A3B | 8,08 min | 10,12 min | 13,29 min |
Pour Qwen 3.8-27B, Tom’s Hardware a utilisé Unsloth Q4_K_M et llama.cpp compilé à partir des sources. Le Surface et le MacBook recouraient à DFlash2 pour le décodage spéculatif ; Ryzen AI Halo utilisait le mécanisme MTP intégré au modèle. Pour Qwen 3.6 35B A3B, les systèmes ont été testés en Q4_K_M avec MTP activé. Le test de Tom’s Hardware décrit les machines et les méthodes employées.
Ces temps donnent un repère concret pour l’inférence locale, mais la comparaison porte sur les configurations et les logiciels cités. Pour comprendre le contexte matériel des portables Lenovo RTX Spark, vous pouvez aussi lire notre présentation des Lenovo Yoga 9n.
Jeux : les images par seconde ne disent pas tout
Dans les essais de Tom’s Hardware, le Surface Laptop Ultra atteint 77,7 images par seconde en moyenne dans Gears of War: E-Day, avec un minimum de 39,9 images par seconde sur les 1 % de frames les plus lents et une latence PC moyenne de 83,5 ms. Le test était réalisé en 1908 × 1272, avec le préréglage High, Mega Geometry activé et MFG 2X.
Dans Control Resonant, le même portable obtient 109,2 images par seconde en moyenne, 51,6 images par seconde sur les 1 % de frames les plus lents et une latence moyenne de 78,3 ms. Les réglages étaient de 2560 × 1440, High, ray tracing désactivé et MFG 3X. Tom’s Hardware rapporte que le ray tracing réduit davantage la fréquence d’images et augmente la latence dans ses essais. Le média estime qu’un portable gaming dédié convient mieux aux joueurs qui privilégient performances maximales et faible latence.
Autonomie et puissance : deux mesures distinctes
Dans son test d’autonomie, HotHardware a mesuré 14 h 35 min sur un Surface Laptop Ultra à 20 cœurs et 128 Go de mémoire, doté d’un écran OLED 3K. Sur batterie, le score Speedometer a baissé d’environ 18 %, tandis que les performances multithread de Cinebench 2026 sont restées pratiquement inchangées. Ces observations concernent deux charges différentes sur cette configuration précise. HotHardware publie les résultats d’autonomie et de fonctionnement sur batterie.
La valeur d’environ 138 W rapportée par HotHardware correspond à un pic de puissance de l’ensemble du système, mesuré avec la luminosité de l’écran fortement réduite. La revue donne séparément une enveloppe TDP de 45 à 80 W pour le SoC N1X : les deux chiffres ne portent pas sur le même périmètre. La description du N1X et de la mesure de puissance système distingue ces valeurs.
Les résultats orientent surtout le choix vers l’usage : les tests d’IA locale favorisent le Surface dans les deux charges Qwen mesurées, tandis que les résultats CPU et en jeu varient selon les logiciels et les réglages. Pour le jeu à faible latence, Tom’s Hardware privilégie un portable gaming dédié.