Waymo prévoit de mettre fin à l’exclusivité des réservations de robotaxis via Uber à Austin et Atlanta à partir de janvier 2028. L’entreprise veut alors permettre aux passagers de réserver directement dans son application. Uber dit vouloir continuer à proposer des courses Waymo sur la sienne tant que les deux entreprises seront d’accord.

Une réservation directe prévue à Austin et Atlanta

Le projet concerne deux villes américaines : Austin, au Texas, et Atlanta, en Géorgie. Tekedra Mawakana, co-PDG de Waymo, a exposé ce changement dans un entretien publié le 4 novembre 2026. La fin de l’exclusivité doit ouvrir la voie aux réservations directes par l’application Waymo à partir de janvier 2028.

Mawakana a cité les retours des passagers comme raison de ce changement. Une demande passée sur Uber ne garantissait pas qu’un robotaxi Waymo viendrait chercher le client : cela dépendait de la disponibilité d’un véhicule à proximité. Waymo veut donc permettre aux passagers d’établir une relation plus directe avec le service.

Si le projet se réalise, les passagers pourront demander un Waymo directement sans que cela exclue, à lui seul, les réservations par Uber.

Uber pourrait continuer à proposer des courses Waymo

La fin de l’exclusivité ne signifie pas que toutes les réservations Waymo disparaîtront d’Uber en janvier 2028. Uber indique vouloir continuer à proposer ces courses sur sa plateforme aussi longtemps que les deux entreprises seront d’accord. Cette intention ne fixe pas de date de fin à leur accord.

Ce que les chiffres d’Uber disent de son modèle

Dans ses déclarations préparées pour le troisième trimestre 2026, Uber affirme que ses partenaires américains de véhicules autonomes effectuent en moyenne environ 30 % de trajets de plus par véhicule et par jour que les déploiements menés en propre à l’échelle nationale. C’est une comparaison présentée par l’entreprise. Uber dit que l’écart est encore plus grand face aux déploiements en propre lancés cette année-là, sans chiffrer cette différence. Les déclarations d’Uber sur ses activités de véhicules autonomes exposent aussi la logique économique avancée par l’entreprise : une plateforme de réservation et des opérations partagées, notamment pour la recharge, l’entretien et la gestion des flottes, pourraient accroître l’utilisation des véhicules et réduire certains coûts de déploiement.

Uber illustre cette logique par un calcul hypothétique. Si le nombre de courses payantes par véhicule augmente de 30 % et que les coûts fixes restent identiques, le coût fixe par course diminue d’environ 23 % : 1 − 1 ÷ 1,30, soit près de 23,1 %. Ce résultat concerne la part fixe du coût par course, pas le coût total ni le bénéfice réel d’une flotte.

Pour replacer cette stratégie dans le débat plus large sur la place des conducteurs humains, NeoTeo a déjà présenté le projet d’Uber d’associer robotaxis et chauffeurs.

Dans ces mêmes déclarations, Uber prévoyait environ 700 véhicules entièrement sans conducteur sur sa plateforme à la fin de 2026, puis plus de 2 000 à la fin de 2027. L’entreprise estimait qu’environ la moitié de ce dernier total serait aux États-Unis et l’autre moitié à l’international. Ce sont des prévisions publiées le 4 novembre 2026.