Le 26 octobre 2026, NBC Montana rapportait que Montana State University avait reçu une subvention de 3 millions de dollars de la NASA pour diriger ASCEND, un réseau national d’équipes étudiantes consacré aux fumées d’incendie et aux autres polluants atmosphériques. Le projet veut comprendre comment la répartition des polluants en altitude influe sur la qualité de l’air sous le vent, leur transport et les observations satellitaires.

Ce qu’ASCEND cherche à comprendre

ASCEND prévoit d’étudier le profil vertical des fumées et des polluants, autrement dit leur répartition selon l’altitude. Son objectif commun est de relier cette structure à la qualité de l’air dans les zones sous le vent, au transport des polluants et à leur observation depuis l’espace.

Le programme prévoit aussi des mesures de particules PM2.5 et PM10, des comparaisons avec les observations du satellite TEMPO et du réseau AERONET, ainsi que l’étude des zones moins bien couvertes par les satellites. D’autres questions portent sur l’effet du mouvement en vol sur les capteurs, les variations entre paysages, l’influence du relief et de la stabilité de l’atmosphère près du sol, et le transport des aérosols sur de longues distances. Ce sont des pistes de recherche, pas des résultats déjà obtenus.

Pourquoi combiner plusieurs plateformes

Les instruments prévus ont des rôles complémentaires. Les radiosondes et les petits ballons doivent mesurer des profils atmosphériques, notamment la température, la pression, l’humidité et le vent. Des ballons de haute altitude emporteront des capteurs de particules et d’autres instruments. Les drones à voilure fixe serviront aux mesures horizontales, tandis que les multirotors établiront des profils verticaux dans les basses couches de l’atmosphère. Des instruments au sol et des jeux de données de la NASA fourniront des mesures de comparaison.

NBC Montana rapportait que les mesures par ballon pourraient aller de la surface jusqu’à environ 30,5 km, tandis que celles par drone pourraient atteindre 122 m au-dessus du sol. Ces plages correspondent à des plateformes différentes. En les combinant, ASCEND prévoit de mettre en regard les relevés en altitude, les mesures au sol et les observations satellitaires.

Les équipes doivent aussi comparer des capteurs de particules envisagés à des mesures de référence et examiner l’effet de facteurs comme la vitesse d’ascension, les vibrations, le flux d’air et l’emplacement du capteur. Le plan prévoit de documenter les conditions de mesure et la qualité des données avant leur analyse.

Le travail prévu pour les équipes étudiantes

NBC Montana rapportait que 40 équipes d’étudiants de premier cycle, issues de collèges communautaires et d’universités des États-Unis, devaient être sélectionnées et formées. Les étudiants devraient contribuer à la construction ou à l’intégration des plateformes, aux mesures, à l’évaluation des données et à la communication des résultats. Des mentors universitaires les accompagneront; des responsables de pôles universitaires coordonneront les groupes et leur apporteront un soutien technique.

Le projet prévoit de partager les jeux de données des vols, des cartes réalisées avec des systèmes d’information géographique (SIG) et des produits de recherche ouverts accompagnés de documentation. ASCEND entend aussi contribuer à TEMPO, la mission satellitaire de la NASA consacrée à la surveillance de la pollution atmosphérique.

NBC Montana rapportait que les candidatures pourraient s’ouvrir en janvier 2027 et que quatre campagnes coordonnées de collecte de données étaient prévues en 2028.