Le 3 novembre 2026, des collectivités américaines ont soumis aux électeurs des mesures locales sur les centres de données. Les résultats rapportés font ressortir une forte opposition aux restrictions moins nombreuses, mais les bulletins ne posaient pas tous la même question : un vote restrictif ne signifiait donc pas automatiquement qu’un projet précis était arrêté. Dans son bilan actualisé le 5 novembre, KCRA classait 45 des 47 mesures prévues comme restrictives.

Les consultations portaient notamment sur des interdictions, des moratoires, des limites à l’usage de l’électricité ou de l’eau, le zonage et des procédures d’examen. KCRA a rapporté que 88,3 % des votants du comté de Morgan, dans l’Illinois, avaient choisi une mesure restrictive, contre 52,6 % dans le township de Sprigg, dans l’Ohio. Pour le contexte des débats locaux qui ont précédé ces scrutins, l’article de NeoTeo sur les réunions consacrées aux centres de données aux États-Unis revient sur les préoccupations exprimées dans ces échanges.

Ce qu’un vote pouvait changer

La portée dépendait du texte soumis aux électeurs. Route Fifty rapporte que certaines consultations étaient indicatives et ne liaient pas les élus locaux. Une mesure pouvait exprimer une opposition, demander un moratoire ou modifier une procédure sans entraîner, à elle seule, l’annulation d’un permis ou l’arrêt d’un chantier.

À Harwood, les électeurs ont rejeté une procédure d’examen

À Harwood, dans le Dakota du Nord, le vote ne portait pas sur l’approbation d’un nouveau centre de données. Selon Route Fifty, environ 75 % des 430 votants ont rejeté un amendement qui aurait imposé un examen indépendant et une audience publique pour certains grands projets industriels futurs. Le campus d’Applied Digital, déjà approuvé, ne relevait pas de cette mesure.

Joe Brettell compare le débat à celui sur la fracturation hydraulique

Dans cet entretien en anglais, Joe Brettell compare le débat sur les centres de données à l’évolution de la réglementation de la fracturation hydraulique.

Dans un entretien diffusé par CBS News, Joe Brettell, représentant en relations publiques du secteur énergétique, compare les discussions autour des centres de données au débat sur la fracturation hydraulique. Il avance que les échanges entre collectivités et entreprises peuvent contribuer à définir des règles. C’est le point de vue d’un représentant du secteur, pas le résultat juridique des votes locaux.